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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 23:24

Sita-Suez a dégainé le premier. Mais son dossier de centre de stockage à Cayres a été jugé irrecevable, dans la forme, par le préfet. Pizzorno, lui, prend son temps.

Lequel sera le plus grenello-compatible ? Le centre de stockage de Sita-Suez ou l'unité de traitement de Pizzorno ? Lequel sera le plus vert ? Le projet de Cayres où est prévu un petit centre, de proximité, capable de stocker 40-45.000 tonnes de déchets de l'agglo du Puy ? Ou le projet de Saint-Beauzire qui prévoit de traiter, et valoriser une grande partie des 80.000 tonnes de déchets de tout le département, ceci couplé à une production d'électricité photovoltaïque ?

Le premier entend être le chaînon manquant dans le département alors que la gestion des ordures ménagères en Haute-Loire, butte sérieusement sur les déchets de l'agglomération du Puy. Et se pose comme l'outil complémentaire de l'incinérateur clermontois porté par Vernéa (Suez) qui, lui, se chargerait des déchets de l'Ouest de la Haute-Loire. Le second envisage de prendre en compte les déchets de tout le département, partie Haute-Loire du SICTOM Issoire-Brioude compris.

Deux projets, deux façons de redessiner la carte des déchets. Mais non sans accrocs. Sita propose de stocker les déchets préalablement triés par les ménages, 4-5 mètres sous terre, le reste au-dessus. Mais sans nouveau pré-tri. « Faire appel pour ce pré-tri à un industriel local, on ne l'a pas intégré à notre projet, répond Vincent Borel, directeur développement à Sita. On laisse les opérateurs locaux le réaliser ». Auparavant, Sita devra encore passer des étapes. La première vient d'achopper sur le bureau du préfet, lequel a jugé, en fin de semaine dernière, le dossier irrecevable. Sur la forme. « On va rajouter les pièces manquantes », résume Vincent Borel. Le projet suit donc son cours? dans l'attente du 12 mars, date à laquelle le tribunal du Puy devra se prononcer sur la validité de la convention qui lie l'une des familles propriétaires des terres qui accueillerait le site, à Sita?

La filiale de Suez est-elle allée trop vite ? À l'Ouest, Pizzorno n'a pas encore déposé son dossier. « Nous ne travaillons pas dans la précipitation », se contente de répondre son représentant en Auvergne, Jean-Philippe Dessaulx.

« Le Grenelle dit "il faut traiter au plus près de chez soi", poursuit Vincent Borel. L'urgence est de doter cette partie de la Haute-Loire d'un centre de stockage, de petite taille, où il ne peut être question d'importer des déchets. C'est du cent pour cent Grenelle ! Aujourd'hui, en moyenne, les déchets parcourent 180 km. Demain, avec notre projet, il en parcourront 45. Mais si, ici, les gens se satisfont d'envoyer leurs déchets dans les départements voisins? ».

Urgence? Voilà huit ans que la question des déchets patine. La filière n'a toujours pas abouti et les déchets de l'agglomération ponote vont de plus en plus loin, jusque dans la Drôme.

Après des années d'attentisme sur fond politique, les grands groupes ont fini par s'engouffrer sur le marché. D'autant plus que le Syvetom, le syndicat du Velay pour le traitement des ordures ménagères, a fait une croix sur la procédure de délégation de service public, optant pour la mise en place d'un cahier des charges pour tenter d'encadrer les propositions. Comme le résume Willy Guieau, président du Syvetom, « ce sera une gestion privée à cent pour cent ».

Patricia Cerinsek
La Montagne - 09/02/2010

Par ACCID - Publié dans : dechets - Communauté : Traitement des déchets
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 23:13

Les Archives départementales mettent à la disposition du public une base de données recensant 2,5 millions de pages numérisées.

ad88 internet Au prix de sept années de travail intensif, les Archives départementales viennent de boucler un chantier hors du commun, mené en collaboration avec les services informatiques du Conseil général. Depuis le 28 janvier, l'équipe secondant la directrice Isabelle Chave propose en effet aux généalogistes une base de données référençant un ensemble de registres paroissiaux, de registres d'état civil et de tables décennales conservés dans ses locaux et couvrant la période allant de 1526 à 1904.

Forte de 2,5 millions de pages numérisées, la banque de ressources consultable à distance complète aujourd'hui une iconothèque de près de 20 000 images accessibles en salle de lecture. Entre 2003 et 2009, cette vaste opération a mobilisé un million d'euros d'investissement de la part de l'exécutif vosgien.

Hier lors de l'inauguration officielle, Luc Gérecke, le conseiller général en charge de la culture, est revenu sur le succès de ce programme novateur. " Au terme d'une semaine de fonctionnement, il est trop tôt pour tirer des conclusions globales. Pourtant, des modifications importantes ont déjà pu être observées quant à la consultation du site internet de l'institution". Luc Gérecke poursuit : " Avant la mise en ligne, 17 000 internautes se connectaient chaque mois sur "vosges-archives.com". En sept jours, du 28 janvier au 4 février, ce sont 30 565 visites qui ont été comptabilisées, dont plus de 28 000 pour le seul espace "Archives en ligne." Ceci laisse augurer un taux de consultation mensuel tournant autour de 100 000 à 120 000 internautes. Au strict plan des chiffres, le service proposé est évidemment une réussite. Manifestement dans ce projet, l'offre correspond à la demande." Autre source de satisfaction, le rayonnement bien au-delà de nos frontières de ce nouvel outil de communication. Si au départ la majorité des connexions a été effectuée depuis la France, dans les jours qui ont suivi, les généalogistes du monde entier ayant des racines vosgiennes ont eu recours au web pour se lancer sur les traces de leurs ancêtres. Parmi les pays les plus représentés arrivent notamment en tête, la Belgique, les États-Unis, la Suisse et le Royaume-Uni. Une première étape de l'état civil en ligne sur le site www.vosges-archives.com qui selon les responsables, sera suivie dans les mois à venir du basculement progressif d'autres sources généalogiques.

http://www.vosges-archives.com/ArchivesEnLigne/Recherches/

Vosges Matin - 09/02/2010

Par ACCID - Publié dans : Histoire
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 23:04

Jamais le parc immobilier locatif de la station thermale n'a été aussi élevé en terme d'offres, preuve que la crise est encore bien présente dans ce secteur d'activité et l'année 2010 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices.

immobilier vittel Ici et là fleurissent des panneaux "A louer" ou "A vendre", et jamais la cité n'avait connu une telle crise immobilière que ce soit dans le secteur locatif que dans l'acquisition. Si quelques réalisations se construisent, elles sont infimes en comparaison des biens bâtis qui sont sur le marché. Et que dire du marché de la location qui n'a jamais connu un tel pic. Spécialiste dans ce domaine, Jean-Michel Foulon, directeur de l'agence Girod livre ses explications.

Aviez-vous déjà connu une telle crise ?

" Depuis la création de l'agence en 1992 et mon arrivée dans celle-ci en 1993, jamais nous n'avions atteint un tel chiffre. Actuellement, nous avons en portefeuille plus de 530 lots (location) à gérer sur le secteur de la plaine, dont seulement 400 qui sont occupés. C'est le plus gros de notre activité et c'est ce qui nous permet de maintenir notre activité, car avec cette crise immobilière persistance nous faisons le dos rond et même le locatif est très difficile."

Selon vous, pourquoi le marché locatif peine autant ?

" Outre cette crise, c'est avant tout le manque d'emploi, donc le manque de locataire. Les gens ne louent plus, n'achètent plus. Nous constatons une mobilité des locataires qui auparavant louaient plus grand ou achetaient. Et les nouvelles ne sont pas bonnes si on se réfère aux plans sociaux qui sévissent sur la plaine, entre OI à Gironcourt-sur-Vraine, Manuest à Châtenois et Nestlé Waters Vosges sur le secteur thermal, qui a encore annoncé 250 départs. Et si les gens touchent un chèque, je doute qu'il reste dans les parages."

girod vittel Espérez-vous une reprise prochaine ?

" Nous sommes tributaires du moral des gens et l'absence de bonnes nouvelles laisse présager que les années 2010 et 2011 vont être difficiles à traverser. Il y a peu de perspective de reprise d'emploi sur le secteur. La plateforme de Damblain n'est pas prévue avant 2013 dans le meilleur des cas, quant au pôle mondial de l'eau…, c'est avant tout politique et la concurrence avec Montpellier s'annonce sévère. Ce serait une très belle opportunité si cela pouvait se faire sur le secteur thermal."

Pourtant l'État a mis en place des nouvelles mesures pour inciter les propriétaires à louer ?

" Ce ne sont que des effets d'annonces qui ne changent rien. Ramener les deux mois de caution à un seul mois ne donne pas confiance aux propriétaires car s'il faut effectuer une remise en état des lieux, on ne va pas loin avec un mois de caution. Il valait mieux faire la promotion du loca-pass qui existe depuis longtemps et qui finance à taux zéro sur trente mois, le montant de la caution. Le seul point positif, c'est la GRL (garantie des revenus locatifs), un système d'assurance géré par le 1 % patronal et qui garantit le paiement des loyers au bailleur et les dégâts locatifs. C'est aussi une assurance pour les locataires, car ils sont 98 % à entrer dans ce système."

Les banques n'aident pas

Si le locatif souffre, la vente n'est pas au mieux avec une cinquantaine de biens à vendre en moyenne. L'agence compte aujourd'hui 260 "immeubles" sur le marché qui n'ont toujours pas trouvé preneur. " Les banques n'aident pas les clients même si les taux n'ont jamais été aussi bas, les critères sont plus sévères et plus sélectifs. Il ne suffit pas d'avoir un emploi en CDI, des revenus confortables, il faut être un client irréprochable car les banquiers surveillent la gestion des comptes sur au moins douze mois et les agios…, sans oublier au moins 20 % d'apport personnel. Même avec des emplois stables, les gens n'osent plus. Avant il passait de la location à l'acquisition. Maintenant ils attendent. Nous subissons la situation et nous nous dirigeons vers une décennie descendante", complète Jean-Michel Foulon. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les acquisitions à moins de 100 000 euros ou des bâtis à rénover ont la côte. "Plus surprenant encore, c'est qu'ils sont financés cash, sans prêt bancaire", ajoute Jean-Michel Foulon.

Pour tous renseignements sur le locatif, sur l'acquisition ou la vente, trois agences immobilières sont présentes dans la cité thermale.

Vosges Matin - 06/02/2010

Par ACCID - Publié dans : Vie Locale
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