Nul n'est censé ignorer la loi, voilà ce que rappelle la direction du plus gros site d'embouteillage européen. Le
président Emmanuel Manichon s'étonne des propos du maire d'Haréville, Maurice Grosse, quand celui-ci accuse Nestlé de les avoir « bernés » sur la nature de l'eau.
« Cela fait l'objet d'un arrêté préfectoral qui est affiché. À chaque fois que nous effectuons un nouveau mélange ou une modification, nous le soumettons aux services préfectoraux. Donc, la
nature de l'eau, qu'elle soit minérale ou à usage industriel, est connue », précise Emmanuel Manichon. « Nous n'avons rien à cacher chez Nestlé Waters », ajoute-il, « les services des Douanes
nous ont adressé une notification spécifiant que nous devions régler la surtaxe à la commune d'Haréville, suivant le volume pompé. Nous nous sommes exécutés comme l'exigeait la loi. Ce n'est pas
notre rôle de nous immiscer dans les affaires entre les deux communes », informe le dirigeant de Nestlé.
La situation dérange, même si le fait de verser la surtaxe à Haréville ne change rien aux affaires de Nestlé. « Je constate seulement qu'Haréville applique le taux maximum de 0,58 euro, alors que
Vittel n'applique que 0,52 euro bien qu'elle ait rehaussé le taux récemment.
Je pense que toutes les communes doivent être conscientes de la valeur du territoire et des attraits touristiques qu'offre l'Ouest vosgien. A l'ensemble des communes de pérenniser cet
outil. »
Est- Républicain - 10/05/08
par P. GEORGE
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La commune de Suriauville a-t-elle été précurseur lorsque, en 1977, elle lança une procédure auprès du tribunal administratif afin de
réclamer son dû sur les forages effectués sur son territoire ? On peut le penser au vu des éléments que présente le maire d'Haréville, Maurice Grosse.
Flash-back. Le maire suriauvillois Roger Garcin avait ouvert les hostilités contre la société des eaux de Contrexéville, mais les suites de l'affaire demeurèrent obscures, comme en témoigne son
fils Henri Garcin, alors conseiller municipal. « Il est exact que c'est mon père qui a saisi le premier les tribunaux, qui nous avaient donné raison. Suite à cette victoire, nous devions
rencontrer les services de la préfecture pour fixer le taux. Or, mon père est tombé malade et a dû démissionner de ses fonctions. La personne qui lui a succédé a dû faire des tractations car il
n'y a pas eu de suite. » En revanche, le maire contrexévillois de l'époque garde un tout autre souvenir. « C'est nous qui avons gagné et Suriauville a été débouté... »
En 1998, Suriauville remettait ça sur le tapis et, fort des éléments de ses prédécesseurs, le magistrat Pierre Wundele lançait une nouvelle procédure. La commune obtenait une fin de non-recevoir
alors que tous les éléments plaidaient en sa faveur. « Je ne sais pas ce qui s'est passé par la suite, il faudrait voir cela avec le nouveau maire », déclare Pierre Wundele.
C'était donc au tour de Jacques Mirjol de reprendre le flambeau, mais avant de passer par le tribunal administratif, il a pris conseil auprès des services du département. « Vous n'avez
aucune chance... » s'entendit-il répondre.
Malgré tout cela, à ce jour, la commune n'a pas perçu le moindre centime pour ses eaux pompées.
Est-Républicain - 10/05/08
par P. GEORGE
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