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Samedi 14 novembre 2009

Malgré la vive opposition d'une association locale, la construction du centre d'enfouissement technique (CET) des déchets ménagers de l'Aisne du sud est en voie d'achèvement.

"Le chantier touche à sa fin. Il reste à réaliser un carrefour de sécurité et des travaux annexes çà et là, mais le plus gros est fait », explique Thierry Lefèvre. Le président de Valor'Aisne (syndicat départemental de traitement des déchets ménagers) parcourt plusieurs fois par semaine le site de 37,2 hectares (dont 17 hectares de zones de stockage) du futur CET de la Tuilerie. Il veut s'assurer que « tout ce qui y est mis en œuvre l'est à bon escient et selon les règles en vigueur en France ».

La Direction régionale de l'environnement doit passer ici avant Noël pour se rendre compte de la conformité de qui a été construit et aménagé. « Nous commencerons sans doute l'exploitation de l'Eco Centre de la Tuilerie au mois de janvier 2010 quand le préfet de l'Aisne nous aura délivré son accord », soutient André Rigaud, conseiller général et maire de Neuilly-Saint-Front, qui préside le comité directeur de Valor'Aisne.

Le large quai de transfert au toit rond du nouveau CET matérialise l'éco-centre au milieu des collines du lieu-dit Le Charme près de Grisolles (entre Soissons et Neuilly-Saint-Front). Coût de ces travaux colossaux 16,2 M €.

Les capacités de stockage des déchets ménagers du sud de l'Aisne arrivent à saturation. Ce futur CET, d'une capacité d'enfouissement des déchets de 1,6 million de tonnes est indispensable aux Axonais. À raison de 80 000 tonnes de déchets triés par an (dont 56 000 tonnes d'ordures ménagères et 15 000 de déchets industriels banaux), le CET de la Tuilerie sera opérationnel pendant vingt ans.

« Bien que les argiles présentes sur le site montrent une étanchéité élevée, ces dernières ont été renforcées par des matériaux industriels qui empêcheront les lixiviats (les jus issus des enfouissements) de pénétrer dans le sol. L'étanchéité des argiles est donc l'élément le plus important du CET de La Tuilerie, »
affirme le président de Valor'Aisne.

Biogaz et sentier pédagogique

Il conduit ses visiteurs au bord du premier alvéole capable de stocker 100 000 tonnes de déchets ménagers. Sa barrière principale, compactée sur une couche d'argile de 5 m d'épaisseur, est une autre couche argileuse au-dessus de laquelle est fixé le GSB, « le géosynthétique bentonitique », paravent composé de poudre d'argile emprisonnée dans un géotextile.

Valor'Aisne a confié l'exploitation du CET au groupe Véolia (un contrat de 8 ans renouvelable deux ans). Véolia créera sur place sept emplois permanents.

L'éco-centre exploitera le biogazpour la production d'électricité. Il ouvrira un sentier pédagogique le long de ses clôtures et une salle d'accueil du public exposant les résultats de fouilles archéologiques (découvertes de fours à tuiles médiévaux et du XVIIe siècle).

Nonobstant, le maire de Grisolles, Françoise Prévost, présidente de l'association « Vivre à Grisolles » et agricultrice s'oppose toujours, avec d'autres maires du canton de Neuilly-Saint-Front, à la construction du CET. Son exploitation possède les terres jouxtant le lieu-dit du Charme. Officiellement l'association juge le projet néfaste pour la tranquillité de la population et la pureté de ses nappes phréatiques.

Courrier Picard
Mercredi 11 Novembre 2009

Un âpre combat devant les tribunaux

En 2007, l'association Vivre à Grisolles (VAG - 150 adhérents) que préside Françoise Prévost, porte plainte contre Jean-Pierre Landyut, ancien maire de Grisolles. Ce dernier a vendu à Valor'Aisne le terrain où est construit le CET. En décembre 2008, le tribunal correctionnel de Soissons le condamne pour prise illégale d'intérêt arguant que l'ancien maire était, au moment de la vente, l'un des délégués de Valor'Aisne.

En janvier 2009, le tribunal administratif d'Amiens annule la délibération de Valor'Aisne décidant d'acheter le terrain. Mais le tribunal ne suspend pas le permis de construire du CET de La Tuilerie.

À mains levées, à la grande surprise de l'association VAG, le comité de Valor'Aisne décide de poursuivre les travaux. Valor'Aisne fait appel du jugement du tribunal administratif d'Amiens devant la cour d'appel de Douai dont le délibéré doit intervenir en janvier 2010.

« C'est incompréhensible. Valor'Aisne n'est plus officiellement propriétaire du terrain. Le chantier continue comme si de rien n'était »,
s'insurge Françoise Prévost. L'association VAG a fait appel devant le Conseil d'État de la décision du tribunal administratif de ne pas suspendre le permis de construire. « Nous attendons sa décision pour la fin de l'année. Je fais confiance à la justice. »

Aujourd'hui, Thierry Lefèvre, le président de Valor'Aisne, réplique « qu'en l'occurrence, le tribunal administratif d'Amiens n'a fait qu'annuler la délibération de Valor'Aisne. L'acte de vente du terrain est un acte rattaché à cette délibération. C'est donc à un juge civil du tribunal de Soissons de statuer à présent sur l'annulation de la vente. Mais il n'est pas obligé de le faire. Aujourd'hui, le terrain appartient bel et bien à Valor'Aisne ».

Courrier Picard
Mercredi 11 Novembre 2009

Par ACCID - Publié dans : VILLERS SERVICES - Communauté : Traitement des déchets
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Samedi 14 novembre 2009
Oh, le beau bébé !

Valor'Aisne a invité l'union à venir visiter le chantier de l'Ecocentre de la Tuilerie, mardi. Le papa, Thierry Lefèvre, n'a pas tari d'éloges à l'égard de son rejeton.


Thierry Lefèvre, président de Valor'Aisne et André Rigaud, président de la commission Ecocentre, ont joué les guides pour la presse.

QU'IL ÉTAIT fier de nous présenter son bébé mardi, Thierry Lefèvre, le président de Valor'Aisne (syndicat de traitement des déchets ménagers). L'Ecocentre de la Tuilerie, destiné à stocker des déchets ménagers de l'Aisne (80 000 tonnes par an), encore en chantier à Grisolles pour quelque temps, est selon lui « exemplaire ».

« De l'eau pure ! »

Botté et muni d'un gilet fluorescent, il nous l'a démontré à chaque étape du site. A l'entrée, les voiries (pour les camions et les véhicules légers) seront séparées. Un rond-point permettra de gérer le flux de rotation des camions (102 par jour) et les bâtiments sont labellisés Haute qualité environnementale (HQE). Il faut dire qu'avec leur intérieur bois et extérieur aluminium, les bâtiments agrémentés de panneaux solaires et d'une pompe à chaleur répondent parfaitement aux critères écologistes en vogue. « Regardez le quai de transfert, on aurait pu faire un cube, mais non, nous avons voulu qu'il soit recouvert de bardage bois tout en courbe pour qu'il s'intègre dans le paysage », vante Thierry Lefèvre.
Plus loin, les deux bassins destinés à recueillir les lixiviats (jus provenant des déchets) sont « surdimensionnés ». Le liquide qui en ressortira est surprenant : « De l'eau pure ! » Elle sera rejetée dans le milieu naturel alors ? « Non, elle s'évaporera. »

La 8e merveille du monde

À l'approche d'un caveau en béton, Thierry Lefèvre ne cache pas son émotion. « Venez, venez », insiste-il. On n'ose avancer, des fois qu'il nous y pousse, nous, les méchants journalistes. Bienveillant, il ajoute : « Il y a tellement d'argile sur ce site, qu'on a découvert des nappes d'eau perchées. Elles ne seront jamais en contact avec les déchets mais contrôlées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 avant d'être rejetées dans un bassin périphérique.Vous voyez, on sécurise tout. » Il précise : « En moyenne, on effectue 3 à 6 contrôles des eaux, ici, on en fera 12 ! » Par ailleurs, « la barrière passive », ce qui isole les déchets du sol, est ici constituée d'une couche d'argile « supérieure » aux normes : « Elle fait 1,20 mètre au lieu d'1 mètre ». Quant aux cailloux utilisés, « ce sont des galets ronds qui n'entailleront pas les géomembranes ». Faune et flore remarquables (œillet velu ou encore l'orthetrum brun, une libellule) n'ont pas été oubliés. Ils seront préservés à l'aide de corridors biologiques et mares reconstituées. Le site pourra être visité, un sentier pédagogique a été créé. Bref, le chantier qui aura duré neuf mois, se veut beau et propre.
On en gazouille tous…

Frédérique PETRE
l'Union - 12/11/2009

Le berger à la bergère…

C'était la Sainte-Françoise (Prévost, présidente de Vivre à Grisolles) lors de la visite mardi. Thierry Lefèvre, président de Valor'Aisne, a même fait une confidence : « Si Mme Prévost n'existait pas, il aurait fallu l'inventer ! Grâce à elle, nous avons toujours été vigilants sur le dossier. » Un joli remerciement. Les formules de politesse passées, Thierry a répondu à Françoise Prévost qui l'accusait de manquer de transparence sur le chantier (notre édition de mardi). « Nous l'avons toujours été », répond-il. Concernant la qualité de l'argile remise en cause par VAG : « Leur analyse est malhonnête. On a vu un type se balader avec un peu de terre dans les poches. » La digue qui s'effondre : « C'est dû à la présence d'une nappe perchée qui a coulé et raviné le terrain sur 50 cm. Nous avons néanmoins tout reconstruit en dur. La ligne LGV a eu le même souci. » Les comptes-rendus de chantier non communiqués : « Ils sont trop techniques. » Les rares réunions de commission : « Se voir tous les 15 jours sur un chantier comme ça ne sert à rien. Toutes les 6 semaines, c'est préférable. ». La prochaine est prévue le vendredi 20 novembre.

l'Union - 12/11/2009

Ecocentre de La Tuilerie / Soupçons sur le chantier

Valor'Aisne ne serait pas transparent sur l'évolution du chantier de l'écocentre de la Tuilerie. Les demandes d'information des élus restent sans réponse…


La maire de Grisolles, Françoise Prévost, met en doute la qualité des argiles utilisées sur le chantier.

«VALOR'AISNE a des choses à cacher. » Ce sentiment est partagé par tous les opposants à l'écocentre de La Tuilerie (qui doit valoriser les recyclable et éliminer les déchets ultimes) alors même que le Syndicat départemental de traitement des déchets ménagers de l'Aisne organise des visites du site en travaux*.

Le chantier connaîtrait des problèmes de stabilité du terrain. Une digue entourant la zone de stockage aurait même cédé en juillet dernier. Mais Valor'Aisne aurait tu l'incident.

La maire de Grisolles, Françoise Prévost, inquiète pour la sécurité de ses administrés, s'est vue refuser à plusieurs reprises le droit d'aller sur site accompagnée de Pierre Benoît, expert en hydrogéologie auprès des tribunaux. Le spécialiste avait néanmoins réussi à identifier, à partir de photographies prises de l'extérieur, des strates de gypse incompatibles avec la création d'un centre de stockage des déchets (ces observations ont d'ailleurs été produites en justice).

Calcaire dans l'argile

Les représentants de Valor'Aisne ont finalement autorisé l'édile et l'expert a se rendre sur le chantier le 28 août dernier. Le spécialiste en hydrogéologie a prélevé deux échantillons de sol au niveau de la couche d'isolation d'1,20 m, dite « barrière passive » composée normalement d'argiles vertes.
Le résultat des analyses met en doute la qualité des matériaux utilisés. « Les échantillons contiennent 62 à 79 % de calcaire, assure

Françoise Prévost, le rapport sous les yeux. Il ne s'agit pas d'argile verte. Les caractéristiques physico-chimiques exigées dans la constitution de la barrière imperméable ne sont pas respectées. » Le risque encouru est grave selon le maire de Grisolles. « Les gaz produits par les déchets stockés vont dissoudre le calcaire et provoquer des trous dans la couche. »

Une commission mise à l'index ?

Être délégué à la commission de l'écocentre ne semble même pas être un avantage pour suivre les problèmes du chantier. Yves Lévêque, maire de Rocourt-Saint-Martin, en témoigne : « La commission ne s'est réunie que trois fois, alors qu'on devrait se réunir au moins tous les quinze jours. La prochaine réunion programmée le 19 novembre a été annulée et pas reportée. » Difficile dans ces conditions d'avoir des informations.
Depuis le début des travaux en mai dernier, le délégué réclame des comptes rendus de chantier. D'abord oralement, puis par courrier recommandé, le 28 septembre, il a reçu une fin de non-recevoir le 4 novembre.
Samedi avec tous ses collègues de la commission, Yves Lévêque a visité le site. « J'ai posé des questions, elles sont restées sans réponse », confie-t-il sans être étonné.
Il a demandé des expertises supplémentaires sur la couche isolante contestée. Sans grand espoir de voir sa requête aboutir.
 

Isabel DA SILVA
l'Union - 12/11/2009

Par ACCID - Publié dans : VILLERS SERVICES - Communauté : Traitement des déchets
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Lundi 9 novembre 2009


Ces engins de guerre ont été trouvés en creusant une tranchée sur le bord de la route de Lamarche. L'obus n'était pas désamorcé.

Lors des travaux d'enfouissement du réseau électrique de 20 000 watts pour alimenter la ZAC "Cap Vosges Damblain", les employés de l'entreprise SNCTP de Chaumont ont découvert un obus antichar allemand de calibre 8,8 cm, et une grenade à fusil antichar allemand.

Durant la seconde guerre, une colonne de militaire allemand avait été mitraillée par un char Leclerc sur cette route. Deux démineurs du centre de la sécurité civile de Colmar ont emporté les engins explosifs à Colmar pour qu'il y soit désamorcé et détruit.

D'après eux, la grenade était la plus dangereuse, car elle n'a pas besoin d'un grand choc pour exploser. Ils sillonnent huit départements de l'Est et récupèrent des munitions datant de 14-18, 39-45, mais aussi de la guerre de 70 et même un boulet de l'époque napoléonienne ! Ils ont tenu à rappeler la conduite à tenir en cas de découverte de ce genre d'engin de guerre : Ne pas toucher, camoufler, ne pas ébruiter la nouvelle, prévenir la mairie ou la gendarmerie, qui feront le nécessaire auprès des services compétents.

Vosges Matin - 09/11/2009

Par ACCID - Publié dans : Damblain
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