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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

Cet après-midi-là, sur les hauteurs de Vrécourt, à quelques kilomètres de Bulgnéville, plusieurs dizaines de vaches profitent du printemps, broutant l’herbe fraîche. Ce ne sont pas des prim’holstein, ni même des vosgiennes. Ces vaches-là sont des jersiaises. Une robe fauve, un tour du mufle blanc, des oreilles pointues, une vache de petit format (1,30 m au garrot pour 300 kg en moyenne)… Un animal qui sera à l’honneur à partir de demain sur le salon Eurogénétique d’Epinal.

Michel et Karine Cordier élèvent des jersiaises depuis treize ans dans l’ouest vosgien. A l’époque, « c’était la petite vache qui monte. Sur la ferme, on voulait chercher la plus-value. Et la qualité. Parce que l’agriculture, comme nous la faisions, ne nous convenait plus » En 2001, le couple d’agriculteurs achète 8 jersiaises, au Danemark. Depuis, le cheptel n’a cessé d’augmenter pour atteindre aujourd’hui les 58 têtes.

L’an prochain, si tout va bien, leur exploitation sera « à 100 % jersiaise. C’est une vache très facile à élever, docile et très féconde, expliquent les agriculteurs. Elle donne un lait de qualité (60 % de matière grasse, 40 % de matière protéique) et c’est une très bonne marcheuse qui valorise l’herbe sous toutes ses formes. »

Amoureux de la race, Karine et Michel Cordier attendent Eurogénétique non sans une certaine impatience, heureux de pouvoir échanger avec d’autres éleveurs de jersiaises et bien conscients que la vitrine qu’offre le salon spinalien pourrait être profitable à la race. « La race jersiaise est la 2e race mondiale utilisée pour faire du lait. C’est une vache très rustique, une vache qui a du tempérament mais qui s’adapte très facilement. »

Peu développée parce que peu productive (5 000 kg de lait en 305 jours), la jersiaise convient aujourd’hui parfaitement à l’exploitation bio de Michel et Karine Cordier. Vendu à une fromagerie du Tholy, le lait de leurs vaches sert à la fabrication d’un fromage bio exporté vers l’Allemagne. « Aujourd’hui, on est 100 % autonome, atteste Michel Cordier. Ce qui fait du tort à l’agriculture aujourd’hui, c’est la dépendance. Nous sommes passés au bio il y a 4 ans et on ne regrette absolument rien. »

A.A.

 La race jersiaise sera, cette année à l’honneur au salon eurogénétique qui s’ouvre demain au centre des congrès d’Epinal . Photos Philippe BRIQUELEUR.  Michel et Karine Cordier élèvent des vaches jersiaises depuis treize ans, dans leur ferme de Vrécourt.
 La race jersiaise sera, cette année à l’honneur au salon eurogénétique qui s’ouvre demain au centre des congrès d’Epinal . Photos Philippe BRIQUELEUR.  Michel et Karine Cordier élèvent des vaches jersiaises depuis treize ans, dans leur ferme de Vrécourt.

La race jersiaise sera, cette année à l’honneur au salon eurogénétique qui s’ouvre demain au centre des congrès d’Epinal . Photos Philippe BRIQUELEUR. Michel et Karine Cordier élèvent des vaches jersiaises depuis treize ans, dans leur ferme de Vrécourt.