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Publié par P. GEORGE

Nos hommes politiques ne prenant pas beaucoup position, il va peut-être être nécessaire de se tourner - comme le faisaient nos ancêtres dans un temps pas si éloigné - vers les Saints qui protègent nos villages depuis toujours.

Une petite révision ne peut pas faire de mal. Je me contenterai de faire le tour des communes les plus proches de la forêt du Creuchot. Pour s'attirer les faveurs du Saint en question, une procession de tout le village n'est pas à exclure.  On peut aussi faire dire des messes.

Pour commencer, Saint Martin, evêque de Toul, 

"
né en 316 à Sabaria, en Hongrie, soldat à 15 ans, catéchumène, se rendit célèbre en partageant son manteau (la chlamyde, grand manteau blanc doublé de peau de mouton) avec un mendiant à Amiens, où il était en garnison. La nuit suivante le Christ lui apparut revêtu de la moitié du manteau qu'il avait donnée au mendiant. Il fut baptisé à Amiens en 339, quitta l'armée en 354, et mena une vie de pérégrinations, ponctuées de miracles. Disciple de saint Hilaire de Poitiers, moine à Gallinaria, ordonné prêtre en 360, il fonda un monastère à Ligugé, dans la Vienne, puis fut élu évêque de Tours en 371. Il créa un centre monastique à Marmoutier. Mort à Candes, en Touraine, vers 397. Son tombeau, à Tours, devint un pèlerinage des plus fréquentés. Patron des fantassins, des maréchaux, des meuniers, des militaires, des piétons, des soldats. Patron de la France. Nom issu du latin "martius" (guerrier). Il donna son nom à 240 communes. Dictons : "A la Toussaint Commence l'été de la Saint-Martin", Saint-Martin, Saint-Tourmentin", "Si l'hiver va droit son chemin, Vous l'aurez à la Saint-Martin ; Et s'il trouve quelque encombrée, Vous l'aurez à la Saint-André", "Tue ton cochon à la Saint-Martin Et invite ton voisin", Pour Saint-Martin, l'oie au pot". Fête le 11 novembre. "

on trouve ici, les communes de Vrécourt, Urville, Chaumont-la-Ville, Goncourt, Hacourt, Huilliécourt, Pompierre, Romain sur Meuse, Illoud, ...

pour Saint Brice

"pauvre que Saint Martin avait recueilli, dont il devint le disciple et le successeur, évêque de Tours vers 397, mort en 444 (447). Nom issu du latin "brictius" dérivé du celtique "bri" (considération), ou du celte "brith" (bigarré). Invoqué contre les maux de ventre. Fête le 13 novembre."

on trouve Sauville, Isches, Dombrot le Sec

pour Sainte Ode, Odde

"Sainte Ode patronne de la paroisse était épouse de saint Arnoald et mère de Saint Arnoult, qui furent tous deux évêques de Metz.

En latin " Arnulphus ", naquit vers 582 à Lay-Saint-Christophe, près de Nancy ; son père s'appelait Arnoald ou Buotgise, et sa mère, Oda, était fille du duc de Souabe ; si l'on veut croire certains documents, sa grand'mère paternelle, Blithilde, était fille de Clotaire Ier."

 
on trouve Saint Ouen les Parey (commune réunie en 1832)
 
pour Saint Nicolas
 
Nicolas se trouva orphelin suite à une épidémie de peste. Évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. Il serait décédé un 6 décembre.
 
Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles, Nicolas jette de l'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois jeunes filles. Il ressuscite aussi trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve également de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.
Ses ossements sont conservés dans une église de Myre jusqu'au XIe siècle. Ils ont la particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne est connu dans l'Europe du Moyen Âge. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et ramènent ces reliques.
C'est un saint très populaire ; il est le patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, des vitriers, des bouchers, des jeunes filles à marier, des voyageurs, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue parfois des friandises et des cadeaux aux enfants.
 
on trouve La Rouillie , longtemps annexe de Crainvilliers
 
pour Saint Evre, Epvre

"La vie de Saint Epvre a été écrite à la fin du Xe siècle.
Son nom vient du latin aper qui signifie sanglier. On l'écrit Epvre ou Evre selon les textes.
À la mort de Saint Ours, son prédécesseur, les fidèles de Toul réclamèrent Epvre pour le remplacer. Celui-ci était alors l'un des prêtres de l'évêque de Troyes, Saint Loup, originaire de Toul.
Epvre distribua tout ses biens aux pauvres et vécut simplement dans son diocèse, admiré et vénéré par ses fidèles.
Parallèlement, il lutta vivement contre le paganisme qui sévissait dans les campagnes. Il prêcha notamment dans la ville de Grand, haut lieu de pélerinage païen, où l'on découvrira ultérieurement d'importantes ruines gallo-romaines.
Epvre entreprit la construction d'une grande église, à l'ouest des remparts de Toul, qu'il voulait dédier à Saint Maurice, mais il mourut avant d'en voir l'achèvement.
Quand il s'éteignit, les habitants de Toul l'inhumèrent dans cette église en construction au lieu de le déposer auprès de ses prédécesseurs"

on trouve Contrexéville, Romain sur Meuse, Romain aux Bois

pour Saint Rémy, Rémi

Issu d'une grande famille gallo-romaine de la région de Laon, il avait pour mère
sainte Céline. A 22 ans, il est choisi comme évêque de Reims et son activité missionnaire s'étend jusqu'à la Belgique. Il fonde les diocèses de Thérouanne, Laon et Arras, crée tout un réseau d'assistance pour les pauvres et joue un rôle de médiateur auprès des Barbares. Quand le chef franc Clovis prend le pouvoir, saint Rémi lui envoie un message "Soulage tes concitoyens, secours les affligés, protège les veuves, nourris les orphelins."
La reine sainte Clotilde, tout naturellement, se tournera vers saint Rémi et vers un autre évêque contemporain,
saint Vaast, pour acheminer le roi vers la foi. Après le baptême de Reims, saint Rémi restera, jusqu'à sa mort, l'un des conseillers écoutés du roi et sera l'un des artisans, en Gaule, du retour à la vérité catholique des Burgondes après le bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé, deux populations contaminées par l'arianisme.

on trouve Martigny les Bains, Bulgnéville, Nijon, Breuvannes en Bassigny, Vittel

Robécourt - Assomption de Notre Dame
Outremécourt - dédiée à la nativité de la Sainte Vierge
Lamarche - Notre Dame de L'Assomption
Rozières sur Mouzon - Notre Dame (de Valrose)
Villotte - Assomption de Notre Dame
La Vacheresse, longtemps annexe de Saint Ouen, Nativité de Notre Dame

pour Saint Bénigne

Saint Grégoire de Tours dont l'arrière-grand-père était évêque de Dijon nous évoque saint Bénigne, le "bon saint" (bénignus en latin) à partir d'une "passion" forgée autour du culte de ses reliques. Il aurait été originaire de Smyrne et connaissait saint Polycarpe, lui-même disciple de l'apôtre et évangéliste saint Jean qui l'envoya évangéliser la Gaule. Il aurait ainsi évangélisé Marseille, Autun et Langres et c'est à Dijon qu'il aurait consommé son martyre. Une célèbre abbaye bénédictine, construite en son nom, propagea son culte au Moyen Age.

on trouve Damblain

pour Saint Pierre

Saint Pierre et saint Paul : On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pécheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit "Suis-moi. Tu t'appeleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu ?" Simon, devenu Pierre, laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul, se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Eglise: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon  Eglise." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.

on trouve Blevaincourt

pour Saint Blaise

"D'après la Légende dorée, après que Blaise fut désigné comme évêque de Sébaste et pour échapper aux persécutions de Dioclétien, le saint gagna une caverne où il vécut en ermite. Les oiseaux lui apportaient sa subsistance, et les animaux s'assemblaient autour de lui pour recevoir sa bénédiction ou pour être guéri lorsqu'ils étaient malades. Lors d'une partie de chasse, les soldats du gouverneur local tombèrent sur cette grotte, et virent la foule des animaux autour de Blaise, mais ils n'en purent capturer aucun. Aussi le gouverneur fit-il amener le saint sous bonne escorte. En route, Blaise sauva un enfant mourant qui avait avalé une arrête de poisson, et obtint d'un loup qu'il restituât un pourceau qu'il avait ravi à une pauvre veuve. Le gouverneur, ne pouvant obtenir de lui qu'il sacrifiât à ses dieux, le fit jeter en prison. Là, la veuve lui apporta du pain et la tête de son pourceau, ainsi qu'une chandelle : ceci explique l'utilisation de chandelles dans le culte du saint. Par la suite, le gouverneur le fit torturer à l'aide de peignes de fer qui lacéraient ses chairs, puis ordonna qu'on le jette dans un étang. Mais alors Blaise fit un signe de croix, et la surface de l'étang devint pour lui solide. Le gouverneur le fit alors décapiter. Lors de sa mort, le saint demanda à Dieu que quiconque l'invoquerait pour un mal de gorge ou une autre maladie fût exaucé, et cela lui fut accordé"

on trouve Suriauville

pour Saint Léger


Issu d'une vieille famille franque de la région de Poitiers, apparenté aux nobles burgondes, bon évêque d'Autun à partir de 663, il est mêlé de très près aux luttes entre la Burgondie (Centre et Est de la France) et la Neustrie (Nord de la France). Contre la tendance centralisatrice de la Neustrie, il défend les usages et l'autonomie de la Bourgogne. Mais Ebroïn, le maître du palais de Neustrie assiègera Autun. Pour épargner la famine à sa ville, saint Léger se livre. Il a les yeux brûlés et la langue coupée. Un synode convoqué par Ebroïn le déclare "prêtre indigne" et il est interné chez des religieuses. Deux ans après, il sera assassiné, dans une forêt, non loin de Fécamp. Un autre synode le réhabilitera et lui donnera le titre de martyr. "La complainte de saint Léger", écrite en 970, sera l'un des tout premiers textes littéraires de la langue romane, qui commence à devenir une langue populaire.

on trouve Soulaucourt 

pour Saint Elophe

Son culte semble ancien. Le martyrologe romain le mentionne à la date du 16 octobre, le situe à Cologne et en fait une victime de Julien l'Apostat.
Au Moyen Âge, Julien passait en Lorraine pour le grand persécuteur des martyrs locaux. Pourtant ni les persécutions de Julien ni celles de Dioclétien (auxquelles renvoient d'autres textes) n'ont touché les chrétientés de Gaule. Si Élophe a réellement connu, à date ancienne, une mort assimilable au martyre, il faut voir en lui une victime des attaques franques en Rhénanie, à moins qu'il n'ait été assassiné par de quelconques brigands].
Élophe n'apparaît clairement qu'à l'occasion d'une translation en l'an 964. À cette date, l'évêque de Toul, Gérard, donne la plus grande partie de ses reliques à Brunon, archevêque de Cologne, qui les dépose à la collégiale Saint-Martin de cette ville. Un certain culte du saint paraît s'y être organisé et c'est de là que vient sans doute l'erreur de localisation dans le martyrologe.
Une passion anonyme a été rédigée au XIe siècle, très probablement par un clerc du diocèse de Toul. Vers 1130, elle est reprise et amplifiée par Rupert de Deutz.
C'est l'hagiographe anonyme qui place le martyre sous l'empereur Julien, venu d'Italie, nous dit-il, exprès pour rétablir le culte des idoles en Gaule. Au pays des Leuques, il apprend l'existence d'une famille chrétienne de grande réputation : Élophe, son frère Euchaire et leurs trois sœurs : Menne, Libaire et Suzanne. Un peu plus tard la Vie de sainte Menne ajoutera deux sœurs de plus : Ode et Gondrude - et nous livrera le nom de leurs parents : Baccius et Litrude.
Julien commence par faire emprisonner des chrétiens (dont Élophe) qui sont miraculeusement délivrés. Élophe se rend à Toul pour assister à la mort de sa vieille mère et pour l'enterrer, puis revient à Grand où il prêche la foi catholique, en attaquant simultanément les païens et les Juifs. Ces derniers vont se plaindre à Julien qui arrête le saint sur les bords du Vair, lui fait subir un interrogatoire et le somme de sacrifier aux idoles. Sur son refus obstiné et après de longues discussions, il le condamne à être décapité. Le supplice aurait eu lieu à Soulosse (l'ancienne Solimariaca de l'Itinéraire d'Antonin) et l'endroit en est encore marqué aujourd'hui par une chapelle au nom évocateur de «Sainte-Épéotte».
L'histoire s'achève en céphalophorie : Élophe ramasse sa tête et la porte au sommet de la colline qui depuis a pris son nom. Il s'assied sur une pierre qui se creuse pour lui former un siège et, selon une version encore plus tardive de la légende, sa tête coupée prononce un dernier sermon. Il y est enfin enseveli et une chapelle - future église paroissiale - est élevée sur son tombeau. C'est là qu'apparemment Gérard vient chercher au Xe siècle les restes du martyr pour les transférer à Cologne.

on trouve Graffigny-Chemin

pour Saint Thiébault, Thiebaud

Thibaut est né à Provins, vers 1030. Son père Arnould était apparenté aux comtes de Champagne et de Blois. Sa mère, descendait des comtes de Sens, de Charlemagne et de Pépin. Son parrain, Thibaut III, était comte de Blois et de Champagne. Son grand oncle, Saint Thiébaud, archevêque de Vienne en Dauphiné, de 970 à 1000, était neveu de Thibaut-le-Tricheur, comte de Blois et seigneur de Provins.
Elevé dans l’entourage de la famille des comtes de Champagne, le jeune Thibaut est attiré très tôt par la vie érémitique. Il fréquente l’ermite Burchard qui vivait dans une île de la Seine, proche de Balloy, à vingt kilomètres de Provins, au lieu-dit Roselle. A cet endroit existait la chapelle Notre-Dame-en-l’Isle, ou Notre-Dame-de-l’Ermitage, qui dépendait ainsi que le prieuré de Balloy de l’abbaye de Saint-Paul de Sens, de l’ordre des prémontrés.
Accompagné de son écuyer Gauthier, Thibaut quitte Provins pour Reims vers 1054, puis, prenant l’habit de pauvres, il se dirige vers la forêt de Chiny (environ 25kms à l’est de Sedan). La découverte miraculeuse d’une source qui lui est attribuée et sa réputation de vie ascétique attirent les foules. Fuyant la popularité, il se réfugie à Pettingen (environ 16kms au nord de Luxembourg), qui faisait partie à l’époque du diocèse de Trèves. Thibaut et Gauthier partagent la vie des paysans et fabriquent du charbon de bois. Pour cette raison saint Thibaut a été pris pour patron par les charbonniers et par les carbonari italiens…
Sa renommée grandissant encore, Thibaut part en pèlerinage à saint Jacques de Compostelle, puis retourne en Lotharingie, près de Trèves, où son père parvient à le rejoindre. Il entreprend ensuite le pèlerinage de Rome, projetant de se rendre ensuite à Jérusalem. Gauthier étant épuisé, il ne peut s’embarquer à Venise comme prévu et s’installe vers 1057 au « désert de Salanique », proche de Sossano, au diocèse de Vicence, afin d’y mener une vie ascétique. Gauthier meurt deux ans plus tard. Thibaut, rejoint par sa mère, continue son existence d’ermite, accomplissant des miracles et recevant des visions. Il est ordonné prêtre par Sindecher, évêque de Vicence. Son ami Pierre, abbé de Notre-Dame de Vangadice le revêt à la fin de sa vie de l’habit des camaldules. Cette abbaye, voisine de Badia, à 25kms environ au sud de Sossano, faisait partie primitivement de l’ordre de saint Benoît.
Thibaut meurt à Salanique le vendredi 30 juin 1066. Son corps est inhumé dans la cathédrale voisine de Vicence, puis ses reliques sont ramenées à l’abbaye de Vangadice
 
Vers 1073, il est canonisé par le pape Alexandre II et sa fête est fixée au 1er juillet.
Dès cette époque, un culte est rendu à Saint Thibaut en France, où quelques-unes de ses reliques sont ramenées d’Italie, vers 1075 par son frère Arnoul, abbé de Sainte-Colombe de Sens et de Saint-Pierre de Lagny. Le passage des reliques de Saint Thibaut est marqué par la création d’églises et de chapelles qui lui sont dédiées : Joigny, Sens, Provins, Lagny, Saint-Thibaut-des-Vignes. Ce dernier prieuré détient toujours la majeure partie de ses reliques.

Les pèlerinages s’organisent autour de ces lieux et le culte de saint Thibaut se répand très rapidement, de la fin du XIème au XIIIème siècle, tout particulièrement dans le Nord-Est de la France et en Lorraine.

on trouve Champigneulles en Bassigny,
Clefmont

pour Saint Maurice
 
"Il y avait à cette époque une légion de soldats, de 6 500 hommes, qu'on appelait les Thébains. Ces guerriers, valeureux au combat, mais plus valeureux encore dans leur foi, étaient arrivés des provinces orientales pour venir en aide à Maximien. Comme bien d'autres soldats, ils reçurent l'ordre d'arrêter des chrétiens. Ils furent toutefois les seuls qui osèrent refuser d'obéir. Lorsque cela fut rapporté à Maximien, qui se trouvait alors dans la région d'Octodurus, il entra dans une terrible colère. Il donna l'ordre de passer au fil de l'épée un homme sur dix de la légion, afin d'inculquer aux autres le respect de ses ordres.
 
Les survivants, contraints de poursuivre la persécution des chrétiens, persistèrent dans leur refus. Maximien entra dans une colère plus grande encore et fit à nouveau exécuter un homme sur dix. Ceux qui restaient devaient encore accomplir l'odieux travail de persécution. Mais les soldats s'encouragèrent mutuellement à demeurer inflexibles. Celui qui incitait le plus à rester fidèle à sa foi, c'était Saint Maurice qui, d'après la tradition, commandait la légion. Secondé par deux officiers, Exupère et Candide, il encourageait chacun de ses exhortations. Maximien comprit que leur cœur resterait fermement attaché à la foi du Christ, il abandonna tout espoir de les faire changer d'avis. Il donna alors l'ordre de les exécuter tous. Ainsi furent-ils tous ensemble passés au fil de l'épée. Ils déposèrent les armes sans discussion ni résistance, se livrèrent aux persécuteurs et tendirent le cou aux bourreaux".
 
on trouve Morizécourt, Crainvilliers
 
pour Saint Didier
 
Didier de Langres, Desiderius, évêque de Langres, subit le martyre en 264. L'Église le fête le 23 mai, ce qui est le jour de fête de Didier de Vienne, probablement par erreur, les plus anciens témoignages le situant plutôt au 11 février. De même la date de 264 n'est qu'une conjecture à partir d'Actes peu fiables du début du VIIe siècle dus au prêtre Warna(c)harius (Garnier). Il semble plutôt avoir été évêque au milieu du IVe siècle puisque son nom figure sur les listes du faux concile de Cologne de 346.
 
on trouve Tollaincourt
 
pour Saint Florentin

Ce fils d'un Roi d'Écosse qui avait traversé les mers on ne sait comment, gardait humblement les porcs tout en multipliant miracles et guérisons. Si bien que dès le Moyen-Âge , Bonnet (Meuse) était devenu un lieu de pèlerinage très fréquenté et recommandé en cas de troubles mentaux : passer sous le gisant de Saint Florentin qui se trouve à l'intérieur de l'Église était et reste encore, parait-il très efficace !
L'ancien village a été abandonné par ses habitants qui l'ont rebâti là où il est actuellement, autour de la sépulture du saint. Il avait souhaité être enterré sur la colline qui dominait son village. Vingt-et-une des peintures murales de l'Église racontent cette vie légendaire."

on trouve
Bourmont

Rocourt - dépend de Lamarche
 

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