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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par P. GEORGE

Le Président de la République a présenté hier sa thérapie pour l'hôpital. Accueil chaleureux des Néocastriens pour qui l'avenir de leur établissement est conforté.

L'espace François Mitterrand ou « Trait d'Union ». On ne saurait trouver dénomination plus juste en ce jour de visite de Nicolas Sarkozy à Neufchâteau. Sur l'éloge de la concertation, de la réforme nécessaire à la survie de l'hôpital public, et de l'attention prêtée aux médecins immigrés ou aux Français les plus défavorisés, le Président de la République retrouve des accents que l'on n'avait plus entendus, semble-t-il, depuis quelque temps. À l'heure où les sondages ne se montrent pas des plus charitables à l'endroit du premier personnage de l'État, ce dernier a reçu un accueil enthousiaste à Neufchâteau. Le personnel soignant a même fait une haie d'honneur au visiteur, avant sa sortie de l'hôpital ! À peine débarqué de l'aéroport de Juvaincourt, il est arrivé à 11 h 10 à Neufchâteau, précédé et entouré d'un impressionnant dispositif policier. À midi, sous un soleil qui ne dissipait pas le froid, il a pris un bain de foule revigorant devant le pôle culturel. Jamais lassé de serrer des mains, il a résisté à la bousculade des photographes. Une cohue qui a failli déséquilibrer Roselyne Bachelot en tailleur tout blanc !

Pas content

Au hasard des chambres de l'hôpital, Nicolas Sarkozy n'a pas laissé échapper l'opportunité de quelques émouvantes prises de vue. Le voici prenant un gamin dans ses bras, ou interrogeant un garçon qui vient d'avoir un petit frère, Gabin, âgé d'un jour : « Alors, tu es content d'avoir un petit frère ? » « Non ! »


Non loin des badauds rangés derrière les barrières de sécurité, patientent les militants de l'association Accid, hostile au projet de décharge de Robécourt. Eux aussi sont bien paisibles. Leur but avoué est de se faire remarquer. Avec le déploiement des gros bras des forces de l'ordre, la promesse faite par Simon Leclerc, le maire de Neufchâteau, de remettre leur supplique au Président de la République a désamorcé toute velléité de coup de force. De coup de force, il n'y en aura pas non plus de la part des opposants à la réforme de l'hôpital.

 


Chacun ses idées

Lydie Guillemin dénonce la fragilisation de l'hôpital, sa difficulté de recruter à Épinal, l'absence d'anesthésiste à Saint-Dié, l'éloignement des centres de gériatrie, générateurs de surcoût pour les patients. À ses côtés, Andrée Bois, ancienne administratrice, au titre de l'UDAF, de l'hôpital de Neufchâteau, tient un discours opposé. Elle se félicite de la complémentarité instaurée entre les hôpitaux de Vittel et Neufchâteau : « les problèmes budgétaires se résorbent. Ces deux établissements sont très importants pour l'emploi. Pour moi, la venue du Président de la République est une chance, une reconnaissance de cette entente entre Vittel et Neufchâteau. »

Est-Républicain - 18/04/2008

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