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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

Le premier débat public de l'association Vosges écologie s'est tenu vendredi soir au centre socio-culturel de Saint-Nabord et a attiré près de 200 personnes.


Alain Lamotte, Eric Boon et Dominique Barad ont animé le débat.

C'est devant près de 200 personnes, accueillies par Alain Lamotte, président de Vosges écologie, que s'est tenu le premier débat concernant l'agriculture transgénique, sous la bannière du collectif "Vosges, terre sans OGM."

En avant-propos, il propose la projection du film documentaire de Marie-Monique Robin, "Le monde selon Monsanto."

La firme américaine Monsanto est spécialisée dans la production de produits chimiques, comme le glyphosate qui est le composant principal de l'herbicide non-sélectif Roundup. Plus récemment, elle oriente sa recherche dans le domaine des biotechnologies en développant des plantes transgéniques… Le problème des pesticides et celui des OGM (organismes génétiquement modifiés) sont intimement liés, comme le montre la suite du documentaire.

L'enquête de Marie-Monique Robin démontre que depuis dix ans, la firme Monsanto cherche à faire main basse sur l'agriculture mondiale, en devenant le premier fournisseur de semences, et n'hésitant pas à rédiger des rapports falsifiés pour tromper les responsables politiques et les dirigeants de la FDA (food and drug administration, l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments), cherchant à corrompre des scientifiques, publiant des publicités mensongères…


Une nombreuse assistance s'est interrogée sur l'origine et le devenir de notre alimentation à l'occasion de cette conférence.

Devant un public encore sous le choc de telles révélations, Eric Boon du groupement des agriculteurs biologiques, et Dominique Barad de la confédération paysanne, ouvrent le débat. " Il y a trente-six mille bonnes raisons de rejeter les OGM", martèle Eric Boon. En effet, si on connaît déjà les effets néfastes des pesticides sur la santé et l'environnement, l'utilisation des OGM aura des conséquences irréversibles, car il n'y aura pas de "dépollution" possible. " Dans vingt ou trente ans, on se retrouvera avec un scandale pire que celui de l'amiante !", affirme Alain Lamotte.

Biodiversité

Jean-François Fleck, ancien président de Vosges écologie, met l'accent sur le maintien de la biodiversité, menacée par les pesticides, et sur la fragilité de la monoculture des plantes transgéniques, favorisée par le semencier Monsanto, comme présenté dans le documentaire avec le maïs au Mexique et le coton en Inde.

Et en France ? " Il faut savoir qu'il y a une pression des céréaliers à tous les niveaux de décision. Mais le contre-pouvoir existe, c'est celui du consommateur. Il faut faire acte de résistance à tous les échelons, individuel, associatif, collectif ", reprend Jean-François Fleck. Et Dominique Barad d'ajouter : " Il y a une pression populaire contre les agriculteurs tentés par l'expérience OGM…"

Pour conclure, Alain Lamotte rappelle que le prochain débat concernant les déchets aura lieu le 20 mars et invite chacun à déguster un bon jus de pommes bio offert par Vosges écologie.

Promotion et sauvegarde

L'association Vosges écologie a été fondée en 1999. Son action se définit clairement dans l'article deux de ses statuts : " Le but de l'association est de promouvoir l'écologie, de concourir à la sauvegarde et à la protection de l'environnement, d'agir par tous les moyens contre tout type de pollution et de permettre une meilleure insertion de l'homme dans son milieu, dans le respect des droits de l'Homme."

Son président actuel est Alain Lamotte, professeur de sciences et vie de la terre. Le siège social est fixé à Saint-Nabord, 29, rue des Provinces. L'association publie une feuille périodique, "La lettre de Vosges écologie."

Vosges écologie fait partie du collectif "Vosges nature environnement", au côté de l'ASVPP et d'Oiseaux nature et du collectif "Vosges, terre sans OGM."

23/02/2009

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