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Publié par ACCID

Le préfet des Vosges ne donnera son feu vert à l'exploitation de la base logistique qu'en juin. Pour renforcer la sécurité d'un site qui sera classé Seveso.


Hubert Déron : « Nos meilleurs commerciaux sont les services de la DRIRE ! »
Photo ER

EPINAL.- Damblain, c'est un village isolé de l'Ouest vosgien. Sur 304 hectares, s'étend une base de l'OTAN désaffectée. Un site désert et proche de l'A31 et de la voie ferrée Vittel-Contrexéville, apte au transport de charges lourdes. Un emplacement qui offre aux industriels des garanties contre le vol, le feu ou le terrorisme. Ce qui a encouragé le projet ambitieux des sociétés Deret et Prologis, spécialisées dans le transport et la logistique, il y a huit ans : construire la bagatelle de 500.000 m2 de bâtiments en dix ans, avec 1500 emplois à la clé : « Le ratio habituellement retenu dans la profession », relativise Hubert Deron, directeur général du groupe Deret, une entreprise familiale installée à Orléans.

Christian Poncelet entend mener l'affaire tambour battant. Le 13 mai 2005, à son initiative, le Conseil général des Vosges achète à l'Etat une emprise de 202 hectares située sur l'ex-base aérienne. Objectif du Département : faciliter la création d'un « parc d'activités logistique et industrielle ». Celui qui est alors président du Sénat est le premier à dénoncer les lourdeurs administratives : fouilles archéologiques, enquêtes publique de la loi sur l'eau et ICPE (Installation Classée pour l'Environnement). Enjeu : l'autorisation Seveso qui permettra de stocker des produits dangereux. Pour bétonner les garanties, le préfet des Vosges demande une tierce expertise. La Drire confie à un bureau spécialisé l'évaluation des risques liés au stockage de produits dangereux : « Il ne s'agit ni de nucléaire, ni de chimie lourde, ni de produits en vrac comme chez AZF à Toulouse : tout sera conditionné en colis et sur palettes », précise Hubert Déron. « Les services de la Drire sont nos meilleurs agents commerciaux : ils orienteront les produits toxiques vers un outil adapté au stockage en toute sécurité.»

Sur les rails

Comment éviter les associations dangereuses ou la pollution de la nappe phréatique ? Le logisticien a élaboré un système de gestion sophistiqué. Le 15 février, il remettra à la préfecture des Vosges le dossier qu'il a modifié, en fonction du rapport définitif de la tierce expertise, rendu le 15 janvier. Suivront l'enquête publique en mars-avril, et l'autorisation d'exploitation en juin. Pendant ce temps, le Département des Vosges a engagé 15 à 20 M€ dans l'accessibilité du site. Il a construit deux giratoires, aménagé un pont, et va réaliser routes et ouvrages d'art cette année. Il consacrera la même somme à l'embranchement ferroviaire. L'enquête publique se tiendra du 12 au 17 mars : « C'est le transport d'avenir, il faut anticiper, dit Hubert Deron. S'il n'y a pas de voie ferrée, on ferme Damblain ! »

Jean-Paul VANNSON

Est-Républicain - 02/03/2009

 

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