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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

Elles joignent la plume.

Quatre associations unissent leurs forces dans un courrier adressé aux élus généraux et régionaux, parlementaires et au préfet. Qualit'Aisne, Vauxaillon nature, Vie et Paysages et Vivre à Grisolles alertent « sur le retard pris en matière de traitement de déchets dans le département de l'Aisne ainsi que sur le manque de réactivité des pouvoirs publics » et sur différents scandales en la matière.

Elles tiennent à leur rappeler que l'environnement doit être une préoccupation majeure et qu'aux discours, les élus doivent joindre l'acte. Exemples à l'appui.

Ainsi à Allemant, « le centre d'enfouissement apporte des nuisances importantes aux populations riveraines, la population est exaspérée. De manière générale, la réglementation n'est pas appliquée, notamment lorsque des déchets sont stockés en attente d'enfouissement comme ces derniers mois, ceci sans information de la commission ad hoc ».

Taux de certains cancers supérieurs à la moyenne

Les quatre cosignataires nourrissent leur courrier d'arguments plus étayés les uns que les autres et de questions qui attendent des réponses précises et des engagements : « Dernièrement, cinq médecins d'Anizy-Pinon ont écrit une lettre à monsieur le préfet de l'Aisne reflétant leurs inquiétudes quant aux taux de certains cancers dans le canton, largement supérieurs à la moyenne départementale. Pourtant, selon l'intégration de la charte de l'environnement à la constitution française en 2005, chaque citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé. Parce que le principe de précaution a été entériné, ne croyez-vous pas que les citoyens devraient être écoutés et respectés ? »

Elles citent encore Grisolles et le projet du centre d'enfouissement des déchets dans lequel « la justice a été saisie sur la légalité de l'exploitation du site » et malgré cela le « passage en force au mépris des règles d'éthique et de droit » ; Vauxaillon « où des centaines de tonnes d'ordures compactées viennent d'être découvertes en dehors du périmètre autorisé par arrêté préfectoral.

Tout cela sans captage des lixiviats (« jus » issus des décharges, ndlr) qui s'infiltrent dans la nappe phréatique et sans captage des biogaz (gaz à effet de serre 8 fois plus nocif pour la couche d'ozone que le CO2) ».

La question de la confiance

Malgré leurs démarches et leurs actions, les quatre associations se posent désormais « la question de la confiance et de la transparence. Les réponses tardent à venir… Sommes-nous vraiment entendus par l'administration et les collectivités territoriales ? ».

Premier début de réponse, peut-être, le 10 juin prochain. Une délégation devrait être reçue ce jour-là par le préfet de l'Aisne.

Ludivine BLEUZÉ
L'Union - 05/06/2010

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