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Publié par ACCID

Contre toute attente à la suite de l'enquête publique qui avait vu - à la grande surprise de tous - son unique membre emettre un avis favorable, le CODERST du Loiret vient de fermer la porte au projet d'écopôle porté par l'entreprise Villers Services (incompatibilité avec le PDEDMA). C'est donc la seconde fois - après Robécourt - que cette entreprise connaît un coup d'arrêt dans ses projets. Le Coderst s'étant prononcé contre le projet, le préfet va dans les jours qui viennent prendre un arrêté refusant l'autorisation d'exploiter à Villers Services.

 

Mais à notre grande surprise, nous apprenons aussi dans l'article de la République du Centre, que les habitants vont devoir se prononcer à partir du 7 octobre sur deux nouveaux projets distincts : l'un visant à la biométhanisation de déchets et l'autre, destinée à la valorisation. Villers Services n'aurait donc pas encore renoncé ?

 

La République du Centre > Edition de PMG > Vendredi 23 Septembre 2011 

  

Un avis défavorable au projet d'Ecopôle

 

Hier, le conseil départemental de l'environnement (Coderst) s'est prononcé contre le projet de centre d'enfouissement.

Le conseil général s'était déjà prononcé contre, au nom d'un plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (Pedma) ne prévoyant pas la création d'un nouveau site d'enfouissement ; tout comme de très nombreuses communes du Giennois et desenvirons, naturellement inquiètes des conséquences environnementales.

Hier, le Coderst (conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) s'est réuni, sous la présidence du préfet, et a émis un avis défavorable auprojet de centre d'enfouissement de Boismorand, au vu des éléments présentés, et notamment de l'avis formulé par le Pedma.


Le préfet du Loiret et de la région Centre devrait donc, très logiquement, émettre un avis défavorable à ce projet dans les semaines à venir, au moment même où deux nouvelles enquêtespubliques sont programmées.


Après une première consultation, qui s'est soldée contre toute attente par un avis favorable de l'enquêteur, pros et anti-Ecopôle seront appelés à se prononcer à partir du 7 octobre sur l'autorisation de construction de deux installations distinctes : l'une visant à la biométhanisation de déchets et l'autre, destinée à la valorisation.


« Nous continuons à suivre la procédure normale », indique Alain Degouy, conseiller municipal à Boismorand, très au fait du projet. « Tant que le préfet n'a pas donné son avis, le dossier suit son cours, sans que l'on sache si l'autorisation d'exploitation sera même donnée. L'affaire est d'autant plus complexe qu'il s'agit d'obtenir des autorisations pour deux entités distinctes, qui ne peuvent pas fonctionner l'une sans l'autre : Valorsys et la société de biométhanisation. »


L'appréciation du Coderst est donc capitale. Selon toute vraisemblance, le conseil départemental a sans doute scellé le destin du site de Boismorand en rejetant l'idée d'un centred'enfouissement. Car, sans celui-ci, pas de centre de valorisation des déchets.


L'affaire n'est pas pour autant complètement finie. Il faut en effet attendre l'annonce officielle de la préfecture et la contre-attaque possible de la société Villers Services, porteuse du projet d'Ecopôle.

« Je pense que nous ne serons fixés que dans quelques mois, une fois que toutes les voies de recours seront épuisées », annonce Alain Degouy.

Pascale Auditeau
pauditeau@larep.com

 

Une promesse de vente signée en 2006

 

De nombreuses interrogations demeurent quant au projet d'Ecopôle du Boulat, à Boismorand.

 

Et notamment au sujet de la promesse de vente des terrains, signée en août 2006. Celle-ci, selon plusieurs élus locaux, était valable 5 ans et arrivait donc à échéance à la fin du mois dernier, sans que le projet n'ait encore abouti.

« Nous ne savons pas si une nouvelle promesse de vente a été signée », confiait hier un élu du secteur de Boismorand. « C'est d'autant plus compliqué que la vente concerne deux indivisions et que tous les vendeurs ne semblaient plus tout à fait d'accord pour prolonger les délais. »

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