Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Visiteurs

ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

L"indiscrétion" publiée le 10 septembre 2010 dans Vosges Matin par Jean-Marc TOUSSAINT avait attiré notre attention. L'article de ce matin (15 septembre) confirme hélas cette information : le projet de ZAC de Damblain (base logistique) a du plomb dans l'aile, il est même au bord du gouffre sinon déjà dedans. Adieu veau, vache, cochon, ..., emplois. Les 1500 emplois promis nous semblent bien lointains tout d'un coup, et ce, paradoxe, alors que le préfet des Vosges se prépare à délivrer l'autorisation d'exploiter à l'entreprise Deret / Prologis avant la fin de l'année.

Et que nous apprend M. Hubert DERON dans cette interview : il n'est pas question de commencer à construire la base (300 millions d'investissement prévus) avant d'avoir des clients, et que pour le moment, il n'a aucun client (sic). Et que cet état de fait est du à la crise et aux lenteurs administratives. En gros, la construction ne démarrera - au plus tôt - que quand la crise sera terminée. Et encore, à tout petit rythme. Bien loin des 1 500 emplois annoncés.

Phrase plus énigmatique : "S'il n'y a pas d'investisseurs, on ne pourra pas avancer." Nous qui croyons bêtement que l'investisseur était l'entreprise Deret / Prologis ! Alors que veut dire cette phrase ?

S'il est vrai que nous pouvons nous étonner que le conseil général des Vosges ai déjà tant investi (giratoire, route, fouilles archéologiques, réhabilitation de la base, soit plusieurs millions d'euros) sans engagement ferme de Deret / Prologis, sur une simple promesse d'achat, que penser de l'attitude de M. Deron ?  Il lui a fallu 6 ans pour se rentre compte qu'il n'avait pas de client pour une base logistique dans les Vosges ? La crise ne date que de 2008, qu'a-t-il fait de 2004 à 2008 ? Et l'entreprise Deret va-t-elle aussi stopper son projet de Salbris ?

Suivent les articles de Vosges Matin :

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. C’est bien connu. En matière politique, l’effet d’annonce est même un sport très populaire, que Christian Poncelet pratique avec assiduité et depuis fort longtemps. Et force est de constater que pour cela au moins, il a toujours le niveau olympique.

En cette fin d’été, un joli anniversaire est d’ailleurs là pour nous le rappeler. Voilà six ans presque jour pour jour que le président du conseil général sortait opportunément de son chapeau, le fumeux dossier d’aménagement de l’ancienne zone militaire de Damblain. Nous étions alors en pleine campagne électorale. Poncelet, candidat à sa propre succession à la présidence du Sénat se devait d’abord d’être réélu dans les Vosges et si possible confortablement. Quoi de mieux en pareil cas, qu’une belle annonce, dans la circonscription la plus meurtrie économiquement, et comptant le plus de communes… donc de grands électeurs.

En ce mois de septembre 2004, le président du conseil général ne fait donc pas les choses à moitié. Il organise pour les élus vosgiens une visite sur le site du futur investisseur (un logisticien implanté dans la périphérie d’Orléans) et annonce « 1 500 emplois à horizon 6 ans » (sic).

Justement, nous y sommes et il n’y a pas l’ombre d’un emploi ! Même pas une demande de permis de construire pour les centaines de milliers de m² de bâtiment annoncées.

Depuis six ans, le conseil général a englouti dans ce projet pharaonique, plusieurs dizaines de millions d’euros de fonds publics en aménagement de routes, en construction d’ouvrages d’arts, et autre travaux de viabilisation. Et le chantier est loin d’être achevé. Les annonces reportées d’année en année n’évoquent plus, depuis longtemps, le chiffre de 1 500 emplois. Certes, l’enquête publique menée récemment a reçu un avis favorable et un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter est attendu avant la fin de l’année. Mais, c’est à peu près tout ce qu’il y a de concret. Deret, le supposé investisseur n’a pour l’heure signé qu’une simple promesse d’achat. Rien de plus. Et le logisticien paraît beaucoup moins pressé d’investir aujourd’hui qu’il y a six ans. «  Il est dommage que les travaux aient autant traîné. Maintenant, la crise est là. Les entreprises ont moins besoin de stockage. Et on ne sait pas comment le marché va évoluer » observe prudemment, le directeur général du groupe Deret, Hubert Deron en se refusant à donner une date pour le lancement de ses investissements. «  On ne fera rien tant qu’il n’y aura pas d’engagements fermes d’industriels disposés à faire du stock dans les Vosges. Et pour l’heure, je n’ai aucun client » ajoute-il.

De quoi refroidir l’optimisme départemental. Encore un peu et le dossier Damblain va finir comme le sulfureux projet Modulex au Syndicat, où 492 emplois promis par le même président n’ont jamais vu le jour…

Jean-Marc TOUSSAINT
Vosges Matin - 10 septembre 2010

 

 damblain septembre 2010

hubert deron septembre 2010

Commenter cet article