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Publié par ACCID

Le 18 août 2010 restera une date à jamais marquée de noir dans notre lutte contre l'entreprise Villers Services et plus particulièrement contre son projet sur le site de La Fennecière à Robécourt. Ce jour là, M. Claude BALAND, préfet de l'Hérault, a signé les deux arrêtés autorisant l'écopôle de la Vallasse (34), pour l'un, le projet de biométhanisation, pour l'autre, le centre de tri et le centre d'enfouissement. Trois remarques cependant :

 

- nous notons que la courageuse décision de M. le Préfet de l'Hérault a été prise le 18 août, en plein pendant les congés estivals,

- l'entreprise Villers Services n'aurait pas encore obtenu le permis de construire (d'après article, ce serait très surprenant),

- l'entreprise Villers Services ne semble pas pressée de se mettre au travail, et de transformer en réalité toutes les belles promesses qu'elle a faites depuis 5 ans. "Aucuns délais de construction ne sont fixés" indique M. Bruno SOURD, ex sous-préfet et maintenant chef de projet chez Villers Services, grand stratége de l'écopôle de la Vallasse.

 

Une chose est certaine. Maintenant, l'entreprise Villers Services va pouvoir concentrer tous ses moyens financiers et toutes ses forces pour son nouveau projet à Robécourt. Nous allons souffrir cet automne et / ou cet hiver.

RAPPEL : La préfecture a autorisé la création d'un centre de tri et de stockage par la société Villers service. Les opposants au projet se mobilisent

Le 18 août dernier, le préfet de l'Hérault, Claude Baland, a signé les arrêtés autorisant la société Villers service à exploiter un centre de tri et de stockage sur la commune de Montblanc, voisine des communes de Bessan et Vias.

Pour rappel, ce projet, mieux connu sous le nom de l'écopôle de la Vallasse, concerne un terrain de trente hectares où 132 900 tonnes de déchets par an devraient être stockées. En vérité, deux arrêtés ont été signés. Le premier concerne le projet de biométhanisation. Un concept qui consiste à faire fermenter des déchets organiques qui produiraient en quelques jours un biogaz producteur d'électricité. Le deuxième arrêté concerne le tri et le stockage de déchets.

Cette autorisation de la préfecture n'est pas une surprise. Elle est la suite logique de l'avis favorable qu'avait émis le Comité départemental de l'évaluation des risques sanitaires et techniques (Coderst) le 24 juin dernier. Si la société Villers service a obtenu cet accord, cela ne veut pas dire qu'elle va pouvoir dès aujourd'hui commencer les travaux. Il lui faut encore pour cela obtenir le permis de construire. « C'est un projet de longue haleine. Nous sommes une cinquantaine à avoir travaillé dessus depuis près de cinq ans, aucuns délais de construction ne sont fixés », indique le chef de projet pour Villers service, Bruno Sourd.

Les élus des communes de Bessan, Vias et Portiragnes, farouchement opposés au projet depuis le début, ont eu connaissance de l'évolution du dossier cette semaine. « On s'attendait à cette décision mais, même si nous sommes déçus, nous ne sommes pas abattus », appuie le coprésident du collectif intercommunal anti-décharge, Olivier Goudou. Mercredi dernier, des élus de ces trois communes se sont réunis et ont décidé d'attaquer ces arrêtés devant le tribunal administratif. « Aucune mairie ni communauté d'agglomération n'a émis d'avis favorable pour ce projet », souligne le premier adjoint à la mairie de Bessan, Stéphane Pépin-Bonet qui estime ne pas être assez écouté par les représentants de l'État. Le secrétaire général de la préfecture, Patrice Latron, rappelle que leur rôle est de juger de la conformité des dossiers en fonction des besoins du département. Il explique : « Ce projet relève de l'intérêt général, 200 000 tonnes de déchets sont traitées à l'extérieur de l'Hérault, ce projet va pouvoir en partie résorber ce déficit. » Si les opposants ont conscience de cette situation, ils auraient aimé que d'autres projets de plus petites tailles soient présentés et évalués.

Anne-Lise BERTIN

Midi-Libre - 28/08/2010

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