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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

Les deux projets - concurrents ou complémentaires ? - ont été déposés quasiment simultanément en préfecture : le 22 avril pour le projet SITA (40 000 t), le 14 avril pour le projet PIZZORNO (80 000 t). Chaque projet en lui-même suffirait largement pour traiter les déchets provenant de Haute-Loire. Nous nous retrouvons un peu dans un cas identique à celui des Vosges avec les projets de Robécourt (Villers Services) et Villoncourt (SITA). Chaque projet est déjà- en lui-même - surdimensionné pour traiter les déchets vosgiens, et en plus, si cela se trouve, les deux projets seront autorisés.

Pour en revenir à la Haute-Loire, le groupe PIZZORNO s'est offert une belle campagne de promotion dans le journal "La Montagne". Tout est bien expliqué, et la solution "PIZZORNO" est écologique et économique.

http://aseb.blog.free.fr/

http://ass-ppvv.wifeo.com/


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LA MONTAGNE 05-05-2010-R 

LA MONTAGNE 05-05-2010-a-R

 

LA MONTAGNE 05-05-2010-b-R

 

LA MONTAGNE 05-05-2010-c-R 

 

LA MONTAGNE 05-05-2010-d-R

 

 La Montagne 20 04 2010

 

La Ruche 23 04 2010 

Les déchets se rapprochent un peu plus de Saint-Beauzire

Après un an de rumeurs et d'opposition populaire, le projet de centre de traitement de déchets à Saint-Beauzire, dans le brivadois, prend forme. Il vient d'être déposé en préfecture pour accord. Les opposants promettent de contre-attaquer.

La préfecture le confirme. Elle a bien reçu le dossier de demande d'exploitation pour un centre de traitement de déchets ménagers sur le domaine de Vazeillette à Saint-Beauzire de la part de la société Pizzorno en date du 14 avril. « Nous allons l'envoyer aux inspecteurs des installations classées pour vérification de la complétude du dossier par rapport au code de l'environnement », explique Bertrand Feuerstein de la préfecture. On se souvient que, dans le cas du projet de centre d'enfouissement à Cayres-Séneujols, le dossier avait été considéré irrecevable car l'un des propriétaires terriens s'était rétracté. Ici, Pizzorno assure qu'il a la maîtrise du foncier : « nous avons les accords de tous les propriétaires sur le domaine de Vazeillette », confirme Lionel Patrier, directeur de la branche traitement de Pizzorno.

Le préfet a deux mois

Outre la vérification de la complétude du dossier, la deuxième étape réglementaire depuis le 1er juillet 2009 pour la préfecture sera de saisir la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), nouveau service régional du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, issu de la fusion de la DIREN, de la DRE et de la DRIRE. Celle-ci se chargera d'examiner les mesures de protection de l'environnement prises par l'exploitant et de vérifier s'il y a un quelconque risque de pollution. « A partir de là, le préfet a deux mois pour donner son avis », poursuit Bertrand Feuerstein. Ce n'est qu'ensuite qu'une enquête publique pourrait commencer avec nomination d'enquêteurs chargés de recueillir le sentiment de la population.

5 000 signatures contre le projet

Et la population peut jouer un rôle essentiel selon Marie-José Boissel, la présidente de l'Association de sauvegarde de l'environnement en Brivadois (ASEB) qui compte aujourd'hui près de 500 adhérents et quelque 5 000 signataires à sa pétition contre le projet Pizzorno. Déjà Marie-José Boissel voit les fruits du travail de sensibilisation de la population de l'ASEB depuis un an avec l'élection toute récente de deux membres de l'association dans la nouvelle équipe municipale de Saint-Beauzire. Le nouveau conseil municipal doit élire son maire et son premier adjoint ce vendredi 30 avril à 20h30. « Dès que la nouvelle équipe sera élue, annonce la présidente de l'ASEB, nous organiserons avec les élus des réunions d'information car le temps presse et le préfet pourrait se décider avant les deux mois de délai. » Par ailleurs, l'ASEB prépare dors et déjà plusieurs actions pour contrer le dossier Pizzorno. Sous une dizaine de jours, l'association publiera une plaquette listant tous les soutiens qu'elle a glané, le plus récent étant celui de la Communauté de communes de Blesle qui a émis une motion contre le projet cette semaine. Parmi les autres soutiens on peut citer, entre autres, le député (UMP) Jean Proriol, le président de Région (PS) René Souchon ou encore Alain Marleix et Marie-Agnès Petit qui s'étaient rendus sur le marché de Brioude lors de la campagne des régionales pour déclarer leur opposition au projet.

Méga décharge ou revalorisation ?

Le centre, s'il voit le jour, traitera quelque 80 000 tonnes d'ordures ménagères par an. Des déchets issus de la Haute-Loire mais aussi des secteurs d'Issoire et de Brioude. Les opposants de l'ASEB qualifient cela de « méga décharge », ce qui est "faux" si l'on en croit Lionel Patrier de Pizzorno : « ils auraient dû s'informer avant de crier aux loups. Nous sommes nous-mêmes contre le concept des décharges. Notre projet est bien plus qu'un centre d'enfouissement, c'est un centre de revalorisation. Nous utiliserons les déchets pour produire de l'électricité en faisant du bio-gaz par un processus de fermentation qui donnera du méthane pour faire fonctionner des moteurs par exemple ».

Quant à la pollution des sous-sols, Lionel Patrier affirme qu'il n'y a pas de souci à se faire. « La géo-membrane de rétention et l'argile naturelle du sol assureront l'étanchéité du système, explique-t-il. De plus, les eaux récupérées seront traitées donc le milieu sera totalement sécurisé ». Ce n'est pas l'avis de l'ASEB qui fait remarquer que Saint-Beauzire n'est qu'à un jet de pierre de la source d'eau minérale de Saint-Géron.

Par ailleurs, les opposants craignent que les paysages (château de La Chomette, de Lespinasse, site Natura 2000...) ne soient gâchés par un centre d'enfouissement de déchets. Ce à quoi Lionel Patrier répond qu'une ligne d'arbres et des talus formeront un écran paysager pour inscrire le centre dans son milieu.

Bientôt une rencontre avec le préfet

Au final, ce sera au préfet et aux élus du Conseil général de trancher. Le préfet Richard Didier doit d'ailleurs rencontrer prochainement l'ASEB ensemble avec la Communauté de communes de Brioude et le Valtom (syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers des collectivités du Puy-de-Dôme et du Nord de la Haute-Loire). Ces-derniers prôneront une autre façon de gérer les déchets en Haute-Loire. S'ils n'obtiennent pas gain de cause, Lionel Patrier estime que l'enquête publique pourrait démarrer à l'automne prochain avec une décision définitive en fin d'année.

Annabel Walker
Le 29/04/2010

 

Déchets à Cayres: le porteur du projet renouvelle sa demande

Après une première tentative infructueuse en début d'année, la société Sita Suez vient de déposer en préfecture le jeudi 22 avril dernier un nouveau dossier, complété, de demande d'exploitation du site du Petit Ronzet, à Cayres-Séneujols, pour un centre d'enfouissement de déchets ménagers. Début février 2010, le dossier avait été jugé irrecevable par la préfecture en raison de la rétractation de l'un des propriétaires fonciers

Cayres: permis de construire délivré pour les bâtiments du centre d'enfouissement

Le projet de centre d'enfouissement de déchets ménagers à Cayres-Séneujols semble se concrétiser. La préfecture vient de délivrer le 17 mars dernier le permis de construire pour les bâtiments rattachés au centre. Le collectif d'opposants contre-attaque et lance un recours administratif.  Le 14/04/2010

« Il n'y a rien de plus normal, la procédure suit son cours. » Vincent Borel ne crie pas victoire, même s'il est satisfait. Le directeur du développement de Sita-Suez, société porteuse du projet de centre d'enfouissement de déchets non dangereux sur le site du Petit Ronzet à Cayres-Séneujols, estime qu'il n'y avait aucune raison pour que la préfecture n'accorde pas ce permis de construire puisque, selon lui, la commune de Cayres avait prévu dans sa carte communale la possibilité de l'installation d'une telle structure.

Un arrêté entaché d'irrégularités?

Mais le collectif Préservons le plateau volcanique du Velay (PPVV) ne l'entend pas de cette oreille : « Malgré les avis défavorables du maire de Cayres et de la Chambre d'agriculture, les services de la préfecture ont donné un avis favorable à cette demande de permis de construire alors que rien ne les obligeait », déplore-t-il dans un communiqué. Sous l'impulsion du collectif, une quinzaine de riverains proches du terrain ont donc décidé d'attaquer l'arrêté préfectoral accordant le permis de construire en portant un recours en annulation devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Chose faite le 7 avril dernier.

Pour les membres du collectif, l'arrêté préfectoral est « entaché de nombreuses irrégularités » et de citer l'incomplétude du dossier, le défaut de consultation pour avis de certains services publics, la violation du code de l'urbanisme au regard de l'environnement, de la sécurité et de la santé publique, et de l'AOC…). Comme l'expliquait Philippe Mazet, l'un des leaders du mouvement, lors d'une récente manifestation, l'objectif du collectif est véritablement de bombarder Sita-Suez de procédures « pour qu'ils se sentent attaqués de toutes parts ». Ce que Vincent Borel qualifie d'opposition systématique stérile et d'agitation : « pendant ce temps, on ne parle pas du débat de fond, à savoir : que va-t-on faire de nos déchets en Haute-Loire? C'est la seule vraie question qui compte »

Des forages illégaux?

Pour l'heure, il est une question que devra trancher le tribunal de police du Puy très prochainement. C'est en effet le 28 avril que l'audience au pénal doit avoir lieu sur la question de la légalité des forages effectués l'été dernier par Sita-Suez sur le site du Petit Ronzet.

Annabel Walker

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