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Publié par ACCID

 

plastiques agricolesSouvent pointés du doigt comme pollueurs d’une nature malade de nitrates et autres produits phytosanitaires toxiques, les agriculteurs sont pourtant chaque année de plus en plus nombreux à participer à la collecte des plastiques usagés organisée par la chambre d’agriculture. Depuis 1997, date de la mise en place de la collecte sur le département, plus de 1 200 tonnes de ficelles, films d’enrubannage, bâches d’ensilage et big bags d’engrais, de semences et plants ont ainsi été récoltés dans les Vosges, auprès des distributeurs chargés d’entreposer ce « butin » très particulier. Vingt-cinq sites, répartis sur l’ensemble du département, ont ainsi été répertoriés en 2010 pour participer à l’opération, parmi lesquels la Coopérative de Corcieux, qui avait drainé l’an passé une trentaine d’« apporteurs ». Lesquels n’ont pas été moins nombreux les 18 et 19 mai derniers.

Stocker pour mieux recycler

« Avant j’allais à la déchetterie de Gérardmer », explique Christophe Bertrand. Aujourd’hui cet exploitant du Gaec du Bas-de-la-Goutte, à Corcieux, n’a pas à courir très loin pour effectuer sa livraison annuelle. En attendant le jour J, « on stocke sous un bâtiment, à l’abri, et on essaie de ranger au fur et à mesure ». Dans la mesure des sacs disponibles car, cette année encore, ils ont un peu tardé à être livrés aux distributeurs…

Rien qui ne puisse toutefois entamer la détermination des agriculteurs. « Il est important que chacun se mette en tête qu’il faut recycler. Heureusement, de plus en plus d’agriculteurs en ont conscience, note Christophe Bertrand. Avant on brûlait. » Si les mentalités changent progressivement, l’agriculture aussi. « On utilise aujourd’hui de plus en plus de plastiques. A titre d’exemple, avant on ne pratiquait pas l’ensilage, on laissait le foin en vrac alors qu’aujourd’hui on fait des balles rondes avec des ficelles et des films d’emballage. » Le recyclage s’avère donc d’autant plus nécessaire.

Afin d’assurer la « traçabilité » de la manœuvre, chaque agriculteur reçoit une attestation de remise de déchets des mains du distributeur, en l’occurrence à Corcieux du magasinier de la coopérative François Colet, qui prend note de la quantité approximative de déchets plastiques ainsi que du nom de l’exploitation. « Puis on détermine approximativement le tonnage afin de savoir si un ou deux camions seront nécessaires pour le transport. » Par le Coved, basé à Ungersheim, qui achemine le tout vers Adivalor. La structure, qui a défini au préalable les modalités techniques des collectes, se charge également du traitement des déchets pour les distributeurs, grâce à l’éco-taxe incluse dans les prix des plastiques à l’achat.

C. BRUGIER
Vosges Matin - 29 Juin 2010

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