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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

cg budget2010
Passé de 510 millions l'an dernier à 462 millions d'euros en 2010, le budget primitif a été adopté jeudi dans la nuit. Solidarité mais aussi abstention de l'opposition.

" En ce premier jour de Carême, nous avons compris que nous étions à la diète." La phrase d'Etienne Pourcher s'adresse à Christian Poncelet. Conscient de la détérioration du climat économique et du désengagement de l'Etat amenant le Conseil général à jouer de la calculette pour gérer ses finances à l'euro près, le porte-parole de la minorité départementale ne peut que déplorer " l'étranglement des collectivités locales."

Baisse de 30 % des recettes

On l'a aisément compris, les temps sont durs pour le patron de l'exécutif vosgien présentant un budget 2010 pénalisé par une baisse de 30 % des recettes, mais aussi soucieux de privilégier l'investissement (d'un montant de 140 millions). Largement insuffisant pour François-Xavier Huguenot ayant souhaité un petit coup de pouce supplémentaire en direction du monde associatif " gage d'encouragement pour ses bénévoles contribuant au maintien du lien social". Son collègue Michel Humbert (canton de Raon-l'Etape) déplore quant à lui la diminution de 12 % (moins 2 580 000 euros) de l'enveloppe en faveur de la jeunesse. De quoi provoquer la vive réaction de William Mathis insistant sur la forte progression depuis 2004 de la carte ZAP + 88. " 22 143 ont été vendues en 2009, ce qui représente une hausse de 4 000 cartes en un an," argumente le maire de Saint-Michel-sur-Meurthe. " En matière de jeunesse, le budget sera maintenu au même niveau de prestations." Mais à l'heure des choix cornéliens, le chapitre social accapare une fois encore la plus grosse part du gâteau.

" Mobilisant 144 millions d'euros, il s'agit du volet budgétaire le plus important du département" note Michel Langloix au nom de la majorité. L'élu local de Bruyères s'attarde dans le même temps sur quelques chiffres relatifs au RSA (Revenu de solidarité active).

Coût de la facture du dispositif remplaçant le RMI et l'Allocation de parent isolé (API) : près de 33 millions d'euros. A ce jour le nombre potentiel de bénéficiaires du RSA est estimé à 23 000 dans les Vosges. Soit une hausse de l'allocation versée à la charge du département de 15 %.

Pôle de l'eau

Toujours au registre du "Pôle développement de la solidarité" le programme de soutien au handicap et à la dépendance mobilise toutes les énergies à hauteur de 76 640 000 euros dont 24 757 000 euros pour l'hébergement en établissement et 15 600 000 euros pour l'Aide personnalisée d'autonomie (APA) à domicile.

Les débats se sont animés quand fut abordée la question de l'accompagnement à la création des pépinières d'entreprises. " Notre contribution était de 7 millions en 2009, elle n'est plus que de 5 450 000 euros aujourd'hui" s'est indigné Etienne Pourcher. " L'industrialisation et l'économie sont du ressort de la Région", lui a rétorqué Christian Poncelet. " Cette-ci est défaillante et oublie ses engagements. Alors on se retourne vers le Conseil général".

Economie encore avec l'évocation du très attendu Pôle de l'eau (362 000 euros) associant la Lorraine et L'Alsace. Jean-Jacques Gaultier a apporté quelques précisions sur cette thématique permettant de développer des pratiques et technologies d'excellence à forte valeur ajoutée. " Six dossiers sont actuellement en compétition en France. Notre candidature a été déposée auprès des services de l'Etat le 2 octobre 2009. La décision des Pouvoirs publics interviendra au cours du premier semestre 2010." A une heure du matin l'assemblée était invitée à se prononcer à main levée sur ce budget primitif placé sous le signe de la rigueur. Au final Les 40 points inscrits à l'ordre du jour ont été adoptés en dépit des 11 abstentions des membres de l'opposition.

Dominique BATTINI
Vosges Matin - 20/02/2010

Tourisme : la fin des Espaces Vosges

Deuxième pilier de l'économie locale employant quelque 1 200 personnes, le tourisme représente un chiffre d'affaires annuel de près de 150 millions d'euros. Une activité qui a bénéficié ces dernières années du soutien logistique de trois maisons d'accueil aux portes de la Ligne Bleue baptisées Espaces Vosges. Le concept est aujourd'hui dépassé et conduit le conseil général à se séparer de structures devenues obsolètes. Damien Parmentier en charge de l'agence Vosges Développement dresse un état des lieux. " Aujourd'hui l'accueil dans 60 à 70 % des cas se fait via internet. A Domremy le flux transitoire est lié à la maison natale de Jeanne D'arc. A Sandaucourt la proximité du restaurant d'autoroute et surtout de toilettes encourage le flux migratoire annuel de 30 000 à 40 000 personnes. Le constat est le même à l'Espace de Saint-Nabord qui bénéficie d'une aire de repos où s'arrêtent les routiers et d'une station-service. Visiblement la promotion a manqué sa cible et l'investissement s'avère peu rentable." "Je me suis rapidement aperçu que ce genre de structure n'apportait pas grand-chose au département", a reconnu Roland Bedel. " Saint-Nabord a pourtant coûté une fortune" s'est indigné Jean-Luc Bévérina. " Il y a deux ou trois ans on a même entrepris des travaux de réfection à la suite d'un défaut de construction." Guy Vaxelaire évoque de vieux souvenirs. " Je me souviens qu'au départ ce bâtiment devait voir le jour de l'autre côté de la voie rapide". Et Michel Humbert de s'interroger : " Pourquoi sans prévenir personne apprend-on que ces Espaces Vosges vont être abandonnés ?" Si le bâtiment de Domremy sera maintenu en activité, on s'achemine donc vers la vente de l'Espace Vosges de Saint-Nabord, celui de Sandaucourt étant en location.

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