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Publié par ACCID


REUTERS/© David Gray / Reuters
L'impact écologique de l'humanité a augmenté de 22 % par rapport à la décennie précédente, un accroissement dû à l'augmentation de la population et de la consommation de ressources par tête.


U
ne planète Terre et demie : c'est désormais la surface qu'il faudrait à l'humanité pour produire les ressources qu'elle consomme en un an pour se nourrir, se vêtir, se déplacer, se chauffer, et absorber ses déchets, si les terres et les écosystèmes étaient exploités de manière durable.

L'image, destinée à frapper les esprits, a été créée et popularisée par l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network (GFN), qui calcule l'empreinte écologique de l'humanité, c'est-à-dire sa consommation de ressources rapportée à la capacité de production et de régénération moyenne de la planète.

L'impact écologique de l'humanité s'accroît fortement.
Selon ses derniers calculs, rendus publics mardi 24 novembre, cette empreinte écologique ne cesse de croître. Elle a augmenté de 2 % entre 2005 et 2006, et de 22 % par rapport à la décennie précédente, à la fois du fait de l'augmentation de la population mondiale, et de la croissance de la consommation par tête.

"Nous utilisons trop rapidement les ressources que la Terre peut fournir, et nous produisons plus de déchets qu'elle ne peut en absorber,
commente Mathis Wackernagel, créateur du concept et président du GFN. Nous en constatons tous les jours les effets : déforestation, perte de terres arables, surexploitation des ressources marines, stress hydrique, accumulation de CO2 dans l'atmosphère."

Selon le GNF, les besoins de l’humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, l’homme vit en quelque sorte au-dessus de ses moyens, et, en dégradant l’environnement, compromet la capacité des écosystèmes à rendre les services dont il aura besoin dans le futur.

La définition de l'"empreinte écologique".
Le concept d'empreinte écologique a été inventé au début des années 1990, dans le but de mesurer synthétiquement l'impact des activités humaines sur l'environnement.

Son unité est "l'hectare global", dont les capacités de production ou d'absorption des déchets correspondent à la moyenne mondiale des "performances" des terres agricoles et des écosystèmes (biocapacités).

L'empreinte écologique d'un pays correspond au nombre d'hectares globaux nécessaires pour fournir les denrées alimentaires et les fibres textiles consommées par sa population, pour construire ses villes et ses infrastructures, et pour absorber ses déchets, gaz à effet de serre compris. Les émissions de CO2 sont ainsi converties en nombre d'hectares
de forêt requis pour les absorber.

Le classement mondial.
Les habitants des Emirats arabes unis, qui consomment chaque année l'équivalent d'environ 11 hectares globaux, ont l'empreinte écologique la plus élevée. Suivent le Qatar et les Etats-Unis.
Les pays d'Europe de l'Ouest figurent parmi les trente premiers, aux côtés du Canada, d'Israël et du Japon.

Les Français, avec 5 hectares globaux par personne, sont au 22e rang mondial.

Chaque Chinois consomme en moyenne 2 hectares globaux, autant que les Maliens ou les Péruviens.
Les habitants d'Haïti, de la République démocratique du Congo, de l'Inde, du Cambodge ou de la Côte d'Ivoire figurent parmi les plus petits consommateurs de ressources au monde, avec moins de 1 hectare global.

Gaëlle Dupont
Le Monde - 25 novembre 2009

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