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Association ACCID

ACCID est une association loi 1901 qui a pour but de s'opposer à l'implantation d'un Centre de Stockage de Déchets Ultimes ou à tout autre type de décharge ou de stockages contrôlés

La torche à plasma, une alternative à l'Ecopôle de la Vallasse ? (Midi Libre)

Par manque de structure

 

Par manque de structure de traitement, le département exporte chaque année environ 200 000 t de déchets. 67 200 t proviennent de l'ouest.

A ce jour, un seul projet, privé, de création d'un centre de traitement et d'enfouissement, appelé Ecopôle de la Vallasse, est porté sur le territoire par deux sociétés, Valorsys Près des Oliviers et Biométhanisation Près des Oliviers. La première traiterait les déchets non fermentescibles (bois, carton, fer, plastique...), 37 000 t d'encombrants ménagers, 60 000 t de Déchets industriels banals (DIB) secs et 55 000 t de matière sèche provenant de la deuxième société, Biométhanisation (à savoir le volume de déchets qui n'aura pas été valorisé). Qui, elle, transformerait les fermentescibles en compost, avec récupération du biogaz par méthanisation pour production d'énergie.

Au total, le centre, prévu sur la commune de Montblanc à côté de Béziers, sur un terrain de 33,3 ha, serait en capacité de traiter 191 000 t de déchets ménagers et industriels non dangereux. L'Ecopôle de la Vallasse assure pouvoir valoriser 50 000 t de déchets.

Mais où en est ce projet ? Les trois enquêtes publiques nécessaires à l'implantation (deux pour les sociétés et une pour le projet de révision simplifiée du PLU de Montblanc) se sont terminées le 9 décembre dernier. « Tout d'abord, la commission d'enquête a émis un avis favorable quant à la révision du PLU. Concernant les deux sociétés, et après avoir demandé des compléments d'information, elle a également émis un avis favorable assorti de deux recommandations », indique, Bruno Sourd, responsable du projet. Il faudra que soit instaurée une commission locale d'information et de surveillance (Clis), ainsi qu'un système de contrôle rigoureux des travaux d'affouillement (construction des casiers d'enfouissement) pour plus de protection de la nappe astienne, qui s'étend au-dessous du site.

La commission a également émis une réserve : la sécurisation de l'accès au site.

Midi Libre - Édition du lundi 29 mars 2010

 

La torche à plasma, une alternative à l'Ecopôle ?

 

Pouvoirs publics (Etat, région, département...), associations, syndicats et collectivités se penchent sur une alternative au projet de l'Ecopôle de la Vallasse (lire ci-dessus).

Un projet très contesté sur le territoire pour diverses raisons, notamment celle d'un centre surdimensionné par rapport aux besoins de l'ouest héraultais (qui exporte 67 200 tonnes de déchets alors que la capacité du centre est de 191 000 t). Ou celle de la possibilité d'une éventuelle pollution de la nappe astienne (qui passe au-dessous). Bref, il y a les pour, il y a les contre.

Le Sictom de Pézenas-Agde reste prudent, tout en étudiant la possibilité de la torche à plasma, soit un procédé technique associé à la gazéification des déchets non dangereux. Un procédé novateur, très différent de la combustion classique des incinérateurs qui ne serait donc pas considéré comme de l'incinération, et pourrait ainsi être autorisé sur le territoire.

Le Sictom et certains élus du territoire de compétence y voient de nombreux avantages. Comme par exemple « une installation plus attrayante, qui consommerait moins d'espace que l'Ecopôle, sans possibilité de contamination des aquifères, avec une quantité d'émissions atmosphériques respectant les normes environnementales les plus strictes » Mais... Ce procédé appliqué à une quantité industrielle de déchets ménagers et assimilés n'a pas encore fait ses preuves, notamment en France.

« La gazéification peut être une solution pour l'avenir, indique Myriam Tancogne, responsable du service Déchets ménagers au Département. Mais, ne l'oublions pas, dans l'ouest héraultais, il y a urgence. La solution à court terme n'est pas là ».

Midi Libre - Édition du lundi 29 mars 2010

 

Les associations rejettent l'idée de « méga décharge »

 

Pour le collectif interassociatif "Déchets" de l'Hérault, présidé par le Biterrois Robert Clavijo, l'alternative à Ecopôle de la Vallasse existe : « C'est tout simplement le respect de la loi, de la réglementation et du plan départemental ». Ce projet serait donc hors la loi ? Pas du tout. D'ailleurs il a reçu l'aval de la préfecture. Non. Pour le collectif, il faut avant tout « produire moins de déchets », une diminution inscrite dans le plan départemental, les deux lois Grenelle... Et d'insister sur l'éco-citoyenneté et une "éco-volonté" politique à travers la mise en place du tri sélectif, la collecte séparée (en particulier des déchets organiques et toxiques pour qu'ils soient collectés chacun séparément), du compostage, du recyclage... Bref, tous les systèmes et procédés permettant de réduire au maximum les déchets ultimes à enfouir. « La réglementation des décharges de classe II (pour déchets ménagers), en fait des installations industrielles complexes et onéreuses qui ne peuvent être multipliées. La préfecture n'en exige qu'une ou deux dans l'ouest Hérault. On ne trouvera pas 5 communes acceptant de devenir la poubelle des autres. On peut et on doit se passer de ces méga décharges de classe II. Les toxiques y sont inter dits. Le plan départemental (art. 9) exige que les communes et entreprises "prennent toutes les dispositions pour la mise en place d'une collecte sélective des déchets toxiques". La loi de 1992 interdit en décharge les biodéchets, le plan répète cette interdiction. L'arrêté ministériel de 1997 interdit en décharge de classe II inflammables, explosifs, toxiques, déchets médicaux à risque infectieux ... Sont donc autorisés en classe II uniquement les inertes. Or, pour ceux-ci, il suffit d'une décharge de classe 3, plus simple et moins coûteuse ». Ce qui fait dire au collectif qu'il suffit de respecter la loi pour éviter des installations comme l'Ecopôle de la Vallasse.

Midi Libre - Édition du lundi 29 mars 2010

 

Parc d'activités

 

Le Sictom de Pézenas-Agde étudie l'idée de création d'un parc d'activités dédié à la valorisation des déchets. Il s'agirait d'une sorte de pépinière d'entreprises axée sur la recherche et le développement durable, les innovations en matière de valorisation énergétique, d'énergies renouvelables... et sur la formation professionnelle.

« Le bâtiment pourrait se situer sur la commune de Saint-Thibéry, autour du projet de torche à plasma si celui-ci voit le jour », indique le directeur, Christian Richard.

A l'ouest Le Syndicat mixte ouest Hérault (SMOH), toujours présidé par Michel Bozzarelli, est en train de reprendre vie. En effet, les collectivités adhérentes un temps, s'étaient peu à peu retirées pour s'occuper elles-mêmes du traitement de leurs déchets. Or à ce jour, six communautés de communes (Montagne du Haut-Languedoc, Orb et Jaur, Haute vallée de l'Orb, La Domitienne, Lirou-Canal du Midi, le Saint-Chinianais) viennent de lui déléguer les marchés de traitement de leurs déchets ménagers et assimilés.

Le Faugérois déclare ne plus y adhérer. Dans les faits, à savoir administrativement, la communauté de communes y adhère toujours. Le Minervois devrait intégrer bientôt le syndicat mais les élus n'ont encore rien voté. A noter que les collectivités conservent la compétence traitement. Enfin, le SMOH est chargé de la recherche de sites d'enfouissement. « Nous avions effectué une étude entre 1998 et 2008 , explique le président, qui avait identifié 24 sites possibles sur l'ouest Hérault, au sens large. Celui de l'Ecopôle de la Vallasse en faisait partie ».

Midi Libre - Édition du lundi 29 mars 2010

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V
I have heard of the plasma torch so many times and this is for the first time that I get all the information from a perfect source. In here the biogas production is done through the anaerobic digestion for energy production.
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