Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Visiteurs

ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

 

ametyst mai2010 3DÉCHETS : Hier, les riverains ont à nouveau demandé l'arrêt de l'exploitation du site tant que les nuisances persistent. Quand la politique de l'Agglo pour le traitement des déchets fédère les mécontents : hier, les riverains de l'usine de méthanisation ont ainsi reçu la visite amicale des Gardiens de la Gardiole, opposés à l'implantation d'un centre d'enfouissement à Fabrègues. « En attendant ceux de Castries ».

Cette rencontre inédite s'est déroulée devant l'entrée d'Ametyst, qui devait accueillir dans la matinée une réunion de la commission locale d'information et de surveillance (Clis). Elle a manifestement satisfait Katia Baumgartner, des Gardiens, et François Vasquez, le porte-parole des riverains de Garosud. « Depuis cinq ans, on a toujours considéré que le problème était global : c'est celui de la politique de traitement des déchets suivie par l'Agglo sans concertation au départ », a lancé ce dernier.

Une centaine de personnes a participé à ce rassemblement pour demander à nouveau la fermeture de l'usine dont les nuisances - odeurs et multiplication des mouches - persistent et contraignent le constructeur et l'exploitant à d'incessantes modifications. « Qu'au moins l'activité soit interrompue pour y effectuer les travaux », insiste François Vasquez. Lors de la Clis présidée par le secrétaire général de la préfecture, Patrice Latron, les riverains ont au moins obtenu le rétablissement de la numérotation des dépôts de plaintes interrompue depuis quelques mois et qui constitue un bon thermomètre de l'exaspération ambiante.

Lors de cette réunion, à laquelle participaient aussi Louis Pouget et Christian Fina pour l'Agglo, l'installation d'un troisième bio-filtre a été annoncée mais le scepticisme des habitants sera difficile à lever. « Ils nous distillent les travaux de façon à jouer la montre mais il faut que les choses se décantent et c'est à l'État de prendre ses responsabilités. On a été suffisamment baladés », insistaient-ils à l'entrée du site. Dans le périmètre, l'affaire du rachat d'une villa des Magniolas « à 2 200 € le m 2 habitable » fait aussi grand bruit et alimente la colère. Hier, le secrétaire général de la préfecture a indiqué que l'État avait mandaté une expertise indépendante de l'usine, la visite des ingénieurs étant programmée la semaine prochaine.

Une nouvelle Clis est, elle, programmée dès la fin septembre. Après la menace du préfet de fermer l'usine si les nuisances n'étaient pas réduites de façon importante, l'été s'annonce, déjà, décisif pour Ametyst.

Guy TRUBUIL
Midi Libre - 29 mai 2010

ametyst mai2010 2La mission d'étude du Sénat a visité Ametyst

DÉCHETS Ce passage de deux sénateurs n'avait rien d'une inspection mais il intervient dans un contexte toujours tendu Le climat particulier qui entoure l'usine ne leur a, dit-on, pas échappé. Deux sénateurs, Dominique Braye (Yvelines, UMP) et Daniel Soulage (Lot-et-Garonne, Union centriste), ont découvert l'usine Ametyst en fin de semaine dernière. Cette visite de la plus importante unité de méthanisation de France était organisée dans le cadre d'une mission d'étude nationale sur les différents modes de traitement des déchets.

Elle avait été annoncée par le préfet Claude Baland, il y a quelques jours, dans un contexte plus polémique, laissant imaginer un lien direct avec les difficultés de démarrage du site.

« Ce n'était pas une visite d'inspection. Il s'agit plutôt d'établir un benchmark, un comparatif des différentes solutions choisies. Ils se sont déjà rendus à Issy-les-Moulineaux et en Suède. Dans l'Hérault, ils ont aussi visité la plateforme de compost d'Aspiran », rectifie un collaborateur de la mission.

Au cours de leur escale montpelliéraine, les deux sénateurs n'ont cependant pas pu faire abstraction du contexte tendu dans lequel l'activité de méthanisation a démarré. Au cours d'une rencontre en préfecture, le porte-parole de l'association des riverains de Garosud, François Vasquez a ainsi rappelé les nombreux griefs faits aux exploitants du site.

« On n'a pas affaire à des gens qui veulent révolutionner le traitement des déchets mais je pense qu'ils ont quand même été étonnés par l'implantation urbaine de l'usine », explique-t-il. Les deux élus auraient également fait part de leur surprise devant la prolifération des mouches et la persistance des mauvaises odeurs. Les représentants de l'Agglo, Christian Valette et Christophe Deligny ont, de leur côté, défendu le processus et son efficacité prochaine. François Vasquez et les riverains continuent d'en douter.

« C'est le syndrome du Titanic, on va droit dans le mur mais on continue à faire jouer l'orchestre », dénonce l'intéressé, qui rappelle la menace du préfet de fermer l'unité si le problème des nuisances n'était pas résolu avant l'été.
« Nous espérons qu'il tiendra ses engagements. »

L'unité de Garosud fait actuellement l'objet de travaux pour tenter de limiter les nuisances.

Guy TRUBUIL
Midi Libre - 15 mai 2010

« Bien sûr qu'il y a des dysfonctionnements » « Une dizaine de personnes se plaint. Si elles ne peuvent pas attendre, on rachètera leur maison »

MÉTHANISATION : Frêche admet les difficultés de l'usine mais invite le préfet à s'occuper plutôt des effets de l'incinération, notamment à Lunel-Viel. Les menaces de la préfecture sur l'avenir de l'usine de méthanisation Amétyst -
Midi Libre de samedi - n'ont été que moyennement appréciées du côté de l'Agglo. En marge du point sur les travaux du tram, Georges Frêche les a assimilées, hier, à une attaque politique, partie de l'UMP et relayée par un préfet « qui n'a pas envie de finir à la Cour des comptes, comme son prédécesseur ». « Bien sûr qu'il y a des dysfonctionnements à Amétyst. Mais qu'est-ce qui est fait pour empêcher Lunel-Viel d'envoyer en masse du CO2 dans l'atmosphère. Je dis au préfet de balayer d'abord dans sa cour », a-t-il lancé en défendant le choix du procédé même si l'unité subit d'importantes améliorations pour tenter de limiter les nuisances olfactives.

« Ces travaux ont produit leurs effets, la situation s'est améliorée », ajoute d'ailleurs le directeur adjoint de l'Agglo, Yves Nurit. Une deuxième tranche de modification est actuellement en cours pour réduire les odeurs provenant de l'usine par le biais de filtres en charbon actif.

« Ce sont ces travaux eux-mêmes qui dégagent des odeurs. On construit aussi un local de lavage des camions », précise Yves Nurit qui a annoncé parallèlement le déclenchement d'une troisième tranche d'améliorations « dans le courant de l'été jusqu'à la fin de l'année » pour modifier la circulation de l'air dans l'usine. Ce chantier, qui conduira à la pause d'un
« nouveau bio-filtre », est évalué à 4, 7 M, pris en charge à parts égales par l'Agglo et l'exploitant Vinci. Sur la question du mécontentement des riverains, enfin, Georges Frêche a confirmé que l'Agglo avait racheté la villa d'un propriétaire du lotissement des Magnolias et pourrait continuer : « Une dizaine de personnes se plaint. Si elles ne peuvent pas attendre, on leur rachète leur maison », a-t-il lancé. Une proposition qui ne manquera pas d'être étudiée de près par certains voisins d'Amétyst.

Guy TRUBUIL
Midi Libre - mai 2010

Amétyst : le préfet met la pression sur l'Agglo

NUISANCES -  Lors d'une réunion, il a évoqué l'hypothèse d'une fermeture cet été, si toutes les nuisances devaient perdurer L'usine de méthanisation de Garosud, toujours en rodage, devra-t-elle interrompre son activité en raison des nuisances qu'elle génère ? L'hypothèse a été clairement évoquée, mardi, par le préfet Claude Baland, lors d'une rencontre des services de l'État avec les riverains et le député Jacques Domergue.

« Une décision a été prise d'envoyer un courrier à l'Agglo, confirme-t-on en préfecture. La fermeture du site peut être envisagée s'il n'y a pas d'amélioration d'ici cet été. » Cette prise de position importante répond en partie aux demandes de voisins excédés, d'ores et déjà confrontés aux mêmes nuisances identifiées l'an dernier : odeurs fortes et invasion de mouches dans leurs habitations. « Cette réunion était importante. Aujourd'hui, toutes les personnes reconnaissent qu'il y a eu une erreur d'implantation de l'usine », note Jacques Domergue.

« Le préfet a pris la mesure des difficultés que nous rencontrons. Je pense qu'il en a marre, lui aussi. Certains dysfonctionnements commencent à agacer les services de l'État », souffle, de son côté, le porte-parole des riverains, François Vasquez. Des travaux sont actuellement en cours pour améliorer la prise en charge des déchets et éviter notamment l'ouverture intempestive des portes. L'achèvement de ces nouveaux ajustements est programmé fin juin mais leur efficacité suscite le scepticisme chez les habitants qui n'ont pas constaté d'évolution notable en dépit des investissements consentis au printemps dernier pour éviter la propagation des odeurs et la multiplication des mouches.

« Avec les travaux et la perte d'exploitation, on va dépasser les 10 M? d'investissement. C'est incroyable qu'on persiste à vouloir aller dans le mur », commente François Vasquez. Afin d'évaluer les performances de l'usine ? qui ne fonctionne pas à plein de sa capacité de 200 000 t -, l'unité de méthanisation la plus importante de France, une mission placée sous l'autorité du ministère de l'Environnement pourrait également être lancée dans les prochaines semaines. Pour les exploitants d'Amétyst, inaugurée en juillet 2008, le temps est désormais compté.

Guy TRUBUIL
Midi Libre - avril 2010

ametyst mai2010 1L'Agglo achète la maison près de l'usine

Mais qui est, désormais, propriétaire du 99 rue Charles-Gounod ? La vente inattendue de cette maison située dans le voisinage direct de l'usine de méthanisation suscitait la curiosité et les questions des riverains de Garosud. Cette habitation est située dans le lotissement des Magnolias, en bordure de l'avenue Étienne-Mehul et à quelques centaines de mètres d'Amétyst. Dans le périmètre, les nuisances étaient déjà clairement identifées et dénoncées par les riverains. Mais au début du mois d'octobre, un problème inédit est apparu dans deux villas du lotissement : des remontées nauséabondes et difficilement supportables issues des canalisations domestiques. Face à cette situation, deux familles avaient préféré quitter provisoirement leur logement. Alertés, les services d'assainissement avaient alors rapidement localisé l'origine de ces remontées : le raccordement à l'égoût commun des eaux usées d'Amétyst et de sociétés voisines. Une restauration de l'ancien système d'évacuation avait été effectuée et aucun problème analogue n'a ensuite été signalé... Depuis l'incident, l'une des deux villas n'est en revanche plus habitée et ses occupants ont choisi de quitter les lieux. L'Agglo a-t-elle acheté le logement comme cela se murmurait donc autour des Magnolias ?

« Oui », a répondu, hier, la collectivité.

La confirmation d'une telle transaction crée un précédent et pourrait inciter d'autres riverains gênés par les nuisances à se tourner vers la collecivité. Cette vente provoque aussi la colère des associations, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des problèmes : « Cette transaction s'est faite dans le plus grand secret. Et puis, on aurait aimé avoir le résultat des expertises qui ont été menées à l'intérieur. On n'a eu aucune information », maugrée François Vasquez.

Guy TRUBUIL
Midi Libre - avril 2010

Commenter cet article