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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

C’est reparti, dans quelques jours s’ouvrira la Semaine de la réduction des déchets.

Les déchets sont inhérents au cycle de la vie et le déchet généré par un être vivant devient le produit utilisé par un autre. Dans nos sociétés, le passage du statut de « produit » à celui de « déchet » est par contre influencé par bien des facteurs différents. Par exemple, un manteau démodé peut-il être considéré comme un déchet alors qu’il remplit toujours sa fonction de protection contre le froid ?

C’est la volonté ou le fait d’abandonner qui distingue, pratiquement et légalement, un déchet d’un produit. Et le moment d’abandon reste souvent un moment de libre-arbitre. Ce qui est un déchet pour une personne ne l’est pas forcément pour une autre.

Rappelons que le déchet a un passé, un vécu. Il est plus que temps de rompre avec la représentation actuelle du déchet. Il est crucial d’intéresser le citoyen au passé du déchet : autrement dit, un produit fait à partir de matières premières issues de ressources naturelles.

A niveau de vie identique, la production de déchets est très variable

Notre mode de consommation préfigure le contenu de nos poubelles. S’intéresser à ce qui se passe ailleurs permet de mettre en perspective ce que l’on considère comme standard.  Ainsi, en 2007, un Danois a généré 801 kg de déchets municipaux (2,2 kg/jour) alors qu’un Tchèque n’en a produit que 294 kg (0,8 kg/jour). Avec 541 kg par personne (1,5 kg/jour), la France se trouve au-dessus de la moyenne des 27 (522 kg). (1)

Une empreinte carbone alarmante

Au-delà de l’aspect "déchets" au sens strict, il va sans dire que l’extraction, la transformation, le transport et enfin le traitement de la ressource, devenue déchet, nécessitent de l’énergie. En 2009, les émissions de la population mondiale dépassent de plus de deux fois la quantité de carbone que la planète peut naturellement absorber. On note d’ailleurs de grands écarts : en moyenne, un Bengalais est à l’origine de 0,5 tonne de CO2, un Européen de 7 tonnes et un Américain de 22. (2)

Vers un épuisement des ressources non-renouvelables

Au rythme actuel des productions, le stock de ressources, qui ne se renouvellent pas à l’échelle d’une vie humaine, risquent, à moyen terme, de ne plus se trouver  à l'état naturel et d'être entièrement en circulation dans nos systèmes de production. Passer d’une économie linéaire à une économie circulaire ne constituera alors plus un choix mais une nécessité. (3)

La démesure de la consommation de ressources

En 2009, malgré la crise économique et le ralentissement de la production mondiale, en seulement 268 jours, les productions ont déjà épuisé les ressources naturelles que la planète nous offre sur 365 jours.
Pour que nous puissions équitablement et durablement subvenir à nos besoins sur une planète de six milliards d’humains, l’empreinte écologique d'un être humain ne devrait pas dépasser les 2,1 hectares globaux. En 2005, alors que l’on estime celle d’un Malawien à 0,5 hectare global, l’empreinte écologique d’un Français était de 4,9 et celle d’un Américain de 9,4. (4)

Notre production de déchets n'est donc qu'un reflet parmi d'autres de la pression que nous exerçons sur les écosystèmes.
Serons-nous la société du jetable ? Par des gestes simples, chacun peut réduire ses déchets de 150 kg par an, autant d’énergie économisée et ressources épargnées.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » (5)
 

ContactWiebke Winkler 


(1) Chiffres d’Eurostat relatives aux déchets municipaux, 2007
(2) Présentation de
Nouvelle Orientation pour l’Economie,
(3) Données de
Planetoscope
(4) Newsletter de l’empreinte écologique, n°4 janvier 2009
(5) Mahatma Gandhi

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