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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

Non, tout ce qui est bio n’est pas plus cher : la preuve avec le compostage auquel s’intéressent de plus en plus de Spinaliens.

L’inauguration officielle, hier, de l’extension de la plateforme de Razimont a été l’occasion de rappeler les économies faites par le Sicovad (et donc par les habitants de toutes les communes adhérentes) grâce au compostage des déchets. C’est le président, Benoît Jourdain qui a pris sa calculette : «  Le coût de traitement d’une tonne de déchets verts de cette plateforme s’élève à un peu plus de 45 € contre plus de 127 € pour une tonne incinérée ou enfouie, sans compter le coût de la collecte. »

 

razimont extention 11 2010 2

 

Le résultat est donc bénéfique à la fois pour la Terre et pour le porte-monnaie. Dans l'élan de son discours, Benoît Jourdain a aussi rappelé la dimension sociale de ce compostage avec des partenariats avec les associations AMI, l’Abri ou l’Esat Le Relais à qui différentes missions sont confiées. Ce sont notamment eux qui mettent en sacs le compost revendu au particulier, la fin d’un parcours de plusieurs mois expliqué aux élus.

De la branche au compost


Après avoir été broyés dans une machine quelque peu bruyante, les déchets verts sont mis en andains, des « petits » tas de 45 m de long et 3 m de haut. Arrosé et retourné, le tas attaque la phase de fermentation qui va durer entre1,5 et 3 mois. On déplace ensuite le tas qui mature au moins 3 mois avant un dernier tri, le criblage, qui sépare le compost du paillage (qui étouffe le végétal). Ça, c’était pour l’aspect technique avant d’aborder la très actuelle question de la gestion des déchets.

 

razimont extention 11 2010 1


Présent, le préfet, Dominique Sorain, a rappelé la nécessité de sa décision, prise cette semaine concernant le nouveau site d’enfouissement des déchets. «  Ménarmont arrivait à saturation. Le site de Villoncourt, dont je rappelle qu’il n’accueillera que des déchets non-dangereux se fait dans un contexte de réduction de ce qu’il y a à enfouir. De 140 000 tonnes, nous sommes passés à 80 000 et je suis persuadé qu’on peut encore descendre. »

Cette éventuelle réduction passe nécessairement par une volonté accrue des consommateurs (pour le tri) mais aussi des industriels (pour l’emballage). Michel Heinrich a rappelé l’objectif d’une réduction de 7 % des déchets qui passe notamment par la redevance incitative. Cette dernière est encore aujourd’hui à l’état d’étude et ne sera pas mise en place avant, au moins, 2013.

Grégory BARBIER
gbarbier@vosgesmatin.fr

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