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Association ACCID

ACCID est une association loi 1901 qui a pour but de s'opposer à l'implantation d'un Centre de Stockage de Déchets Ultimes ou à tout autre type de décharge ou de stockages contrôlés

Pôle mondial de l'eau : pas de décisions avant les régionales !!

Le verdict était attendu pour décembre 2009. Dans son édition du 21 janvier 2010 (Journée nationale des pôles), le Midi-Libre annonce "qu'après les régionales, l’Elysée annoncera la création d’un pôle mondial de compétitivité en France consacré à l’eau". C'est à dire pas avant le 21 mars 2010. Plus embêtant, l'article sous-entend qu'il n'y en aura qu'un de retenu. Alors : Alsace-Lorraine ou Montpellier ? Complémentaires ou concurrents ?

Surtout que des candidatures dans le domaine de l'eau, nous n'en avons pas compté 2 mais au moins 4.

INEEAU/pôle Eau : la Bretagne se positionne sur les éco-technologies de l’eau. La Bretagne a répondu à l’appel à projets gouvernemental « Pôle de compétitivité Eco-technologies » en déposant le projet INEEAU/pôle Eau.

Le 2 octobre dernier, le cluster DREAM, en association avec les chercheurs du cluster RésoNat, a remis au ministère son dossier de candidature pour devenir le 1er pôle de compétitivité écotechnologies en région Centre, sous le nom de Pôle DREAM Eau & Milieux.
Les résultats de l’appel d’offre gouvernemental devraient être connus d'ici le mois d'avril, pour ce futur pôle se voulant d’envergure nationale, voire internationale. 19 candidatures ont été recensées au niveau national, dont 3 dans le domaine de l’Eau (ALSACE-LORRAINE, LANGUEDOC-ROUSSILLON ET REGION CENTRE). Le Pôle DREAM Eau & Milieux de la région Centre se positionne en complémentarité avec ces autres candidatures.
http://www.poledream.com/

Suit un article de l'Alsace du 21 janvier 2010 :

Trois chantiers, onze priorités

L’intitulé « Maîtrise de la qualité des eaux continentales-santé des populations et des écosystèmes » précise clairement l’enjeu qualitatif du Pôle de l’Eau.

« Nous sommes les seuls à nous positionner sur cette thématique », insiste Cédric Fagot, Secrétaire général de l’association Pôle de l’Eau Alsace- Lorraine, qui estime qu’ « il n’y a aucun doute sur la légitimité de la démarche, car l’Alsace et la Lorraine proposent
un vrai savoir-faire dans le doma
ine de l’eau, mais aussi une vraie culture et un vrai respect de l’eau ». Ainsi, l’Ecopôle lorrain a inscrit cette thématique de l’eau depuis quelques années déjà.

Concrètement, le projet porté d’emblée par le conseil général des Vosges, s’appuie sur trois chantiers — maîtrise des polluants, réseaux et transports, eaux et écosystèmes — intégrant onze actions prioritaires à mettre en œuvre dans les trois premières années de labellisation. Pêle-mêle et sans exhaustivité : lutte contre les pollutions agricoles, gestion durable et dynamique des réseaux, ingénierie de la protection de la ressource en eau, traitement des rejets, gestion de la qualité des eaux des mines noyées…

2 500 chercheurs

Quatre chantiers transversaux viennent compléter le dispositif : création d’un pôle de formation international sur les métiers de l’eau, amélioration de la compétitivité des entreprises dans ce domaine, montage et accompagnement de projets collaboratifs, maîtrise de l’information et de la connaissance.

Pour épauler le tout, 2 500 chercheurs publics et privés des deux régions, quelque 350 entreprises, plus de 35 000 emplois industriels (avec, notamment, des leaders mondiaux comme Nestlé Waters, Millipore, Saint-Gobain PAM, Endress et Hauser, Suez, Veolia…), 4 000 étudiants, des réseaux locaux actifs. Le pôle pourra en outre s’appuyer sur d’autres clusters et notamment les régionaux Alsace BioValley et Fibres Grand Est. « Ce pôle, explique Cédric Fagot, a clairement la masse critique et la visibilité internationale indispendables pour une labellisation. Surtout, il a fait de l’interconnexion entre la recherche et l’application industrielle un des points fondamentaux d’une démarche fondée sur les projets collaboratifs favorisant les innovations. C’est la définition même d’un pôle de compétitivité. »

Sur le fond, le futur pôle entend soutenir et valoriser le patrimoine aquatique des deux régions, promues territoires de référence au plan international, pour en faire un atout économique et scientifique de première importance avec des effets attendus sur l’emploi régional.

Plus globalement, il voit dans la préservation de la qualité de l’eau un enjeu de santé publique dépassant de loin les frontières régionales. Parmi les cibles potentielles des chercheurs du pôle, le marché mondial du dessalement de l’eau.

Jacques Prost

Plaquette du pôle Alsace Lorraine. plaquette-pole-eau-alsace-lorraine plaquette-pole-eau-alsace-lorraine


Suit l'article du Midi-Libre :

Défi - Pourquoi Montpellier veut devenir pôle mondial de l’eau

Après les régionales, l’Elysée annoncera la création d’un pôle mondial de compétitivité en France consacré à l’eau. Deux régions sont au coude-à-coude pour obtenir ce précieux label : les Vosges et Montpellier.

Outre ses dimensions scientifique et technologique, le pari languedocien - qui repose sur le savoir-faire et la mobilisation générale des collectivités et entreprises spécialisées dans la gestion de l’eau - comporte quatre volets : économique, environnemental, social et coopératif. Mieux qu’un vaste laboratoire, le pôle de l’eau peut, en ces temps d’inquiétude écologique, propulser Montpellier sur le devant de la scène mondiale.

1 - L’histoire et l’expérience favorables à Montpellier

Depuis les années 80, la région languedocienne s’intéresse à la préservation et à la gestion des ressources en eau. En 1983, l’association voit le jour. Elle rassemble des chercheurs, des industriels et des collectivités territoriales sur le thème de la maîtrise de l’eau. Plus tard, elle donnera naissance à VERSeau Développement qui initie et conduit des actions au niveau local, national et international. Fort de cette expérience, la candidature de Montpellier est soutenue par les régions Paca et Midi-Pyrénées.

2 - La farouche volonté des acteurs de la filière

Soutenus par un cluster déterminé, tous les acteurs de la filière veulent faire du Languedoc-Roussillon une référence mondiale dans les domaines de la gestion concertée de la ressource en eau. Des collectivités aux entreprises (Suez, IBM, Nestlé Waters, etc.) via les laboratoires de recherche, les professionnels agrègent leur savoir afin de créer un pôle d’expertise. Au menu de la réflexion et de l’action : connaissance et exploitation durable des aquifères complexes, changement climatique, adaptation, conséquences et impacts sur la planète.

3 -  Le plus grand réservoir de chercheurs en Europe

Avec l’ILEE (Institut languedocien de recherche sur l’eau et l’environnement), Montpellier dispose du premier pôle français dans le domaine des sciences autour de la ressource en eau et de son environnement. Il regroupe plus de 600 personnels scientifiques qui travaillent dans douze établissements (BRGM, Cemagref, Cirad, CNRS, École des Mines d’Alès, IRD, Montpellier Sup Agro, etc.) et dix unités mixtes de recherche. Partenaire d’Agropolis, l’ILEE se situe au centre du dispositif universitaire et participe à l’élaboration d’un pôle sur l’eau dans le cadre du Plan Campus de l’Université. Ce qui permet aujourd’hui à Montpellier d’afficher la plus concentration de chercheurs en Europe. Depuis un an, l’ILEE bénéficie de l’appui financier de la Région et de l’Union européenne.

4 - Swelia, réseau unique d’entreprises en France

Installée à Montpellier, l’association Swelia réunie 70 entreprises du Languedoc-Roussillon intervenant à des étapes majeures du cycle de l’eau : captage, distribution, irrigation, analyses et contrôles, assainissement et gestion du milieu naturel. De la haute montagne à la mer, des eaux superficielles aux eaux souterraines, Swelia s’est forgée une solide réputation sur les spécificités du pourtour méditerranéen.

5 - Une stratégie définie et un impact sur l’homme

Le pôle Eau de Montpellier s’est donné pour mission de rechercher et d’extraire l’eau en mobilisant l’ingénierie et la recherche.
Le pôle souhaite gérer au plus près des territoires les questions de sécheresse, inondations, fuite, dessalement.
Le pôle entend œuvrer à la réutilisation de l’eau (agriculture, lavage) après épuration.
Le projet de pôle mondial comprend un espace dédié à la recherche en sciences humaines. Objectif : développer des activités commerciales et les échanges avec les pays étrangers.


Eau -
Le projet concurrent des Vosges peut-il s’intégrer ?

En octobre 2009, un dossier de candidature soutenu par l’Alsace et la Lorraine a été déposé.

Qui dit pôle mondial de compétitivité dit compétition entre les régions. Et donc concurrence pour décrocher le précieux sésame. Dans l’Est, on s’attelle aussi à la tâche. Le 2 octobre 2009, un dossier de candidature à la labellisation en tant que pôle mondial de compétitivité dédié à la maîtrise de la qualité des eaux continentales a été déposé à la préfecture de Metz.

Ce dossier, mené en collaboration avec l’Alsace et la Lorraine, s’appuie sur 2 500 chercheurs privés et publics et 4 000 étudiants d’universités et de grandes écoles. On retrouve aussi 350 PME qui emploient près de 30 000 personnes, dont 18 000 directement spécialisés sur la qualité de l’eau. Si les collectivités sont
mobilisées, plusieurs grandes entreprises soutiennent l’initiative : Suez-Environnement, Véolia, Nestlé Waters (avec Vittel) et Saint-Gobain. Pour chercher la complémentarité et ne pas concurrencer son homologue montpelliérain centré sur la ressource en eau, le "pôle vosgien" a ciblé sur trois axes stratégiques : la maîtrise des nouveaux polluants, la gestion durable des réseaux d’eau potable et usée, la préservation des écosystèmes. Au plan politique, ce dossier est soutenu par le sénateur UMP et ancien président du Sénat, Christian Poncelet.

Philippe PALAT

Midi Libre - 21 janvier 2010

Damien ALARY Vice-président de la Région, chargé du pôle Eau
 
Pourquoi la Région relève-t-elle ce challenge ?
Parce que l'eau, c'est la vie. Que l'on parle de pénurie ou d'inondation, on a trop longtemps manqué d'efficacité. L'eau, les énergies renouvelables et les transports sont les grands enjeux de demain. Notre ambition est de faire du Languedoc-Roussillon la référence mondiale dans le domaine de l'eau. Depuis 2006, le conseil régional a mobilisé plus de 250 000 € pour la filière eau. Si nous obtenons ce pôle, nous pourrons tester les écotechnologies du futur. Il n'existe pas une seule région en France, et même en Europe, aussi bien dotée en entreprises et en chercheurs.

Etes-vous soutenu sur le plan politique ?
Ce projet de pôle de compétitivité répond à la problématique de développement durable de la région, mais également à l'ambition de satisfaire aux enjeux définis par le Grenelle de l'environnement. Le réchauffement climatique dépasse les appartenances politiques. La preuve : plus des deux tiers des parlementaires de la région ont signé une lettre de soutien.

Quels sont les enjeux ?
Economique car ce pôle permettra de développer l'innovation. Environnemental aussi car il servira à gérer intelligemment la ressource en eau et son utilisation. Sur le plan social, on créera des emplois. Enfin, il ouvrira la voie de la coopération avec les pays de l'Union de la Méditerranée chère au président Sarkozy. Qui mieux que le sud de la France peut comprendre les soucis des pays du bassin méditerranéen et répondre à leurs attentes ?
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