Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Visiteurs

ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

incinerateur rambervillers


L'usine d'incinération de Rambervillers a présenté hier les évolutions de son système de traitement des fumées. De quoi réduire de moitié les émissions d'oxyde d'azote.

Hier, l'usine d'incinération de Rambervillers a ouvert ses portes aux élus pour montrer ses progrès en terme de réduction d'émission de gaz à effet de serre.

Retour sur l'évolution de cette usine qui traite les ordures ménagères résiduelles du département vosgien.

Exploitée par SOVVAD depuis 1983, l'usine d'incinération de Rambervillers disposait à l'origine de deux lignes de traitement. Cela permettait d'incinérer près de 45 000 tonnes de déchets par an.

Depuis 2001, la capacité de traitement annuelle est passée à 91 000 tonnes grâce à la mise en place d'une troisième ligne de traitement.
Equipée d'un groupe turbo alternateur, cette dernière ligne a permis de capter dioxines et furannes tout en réduisant les oxydes de soufre. Fin septembre 2002, de nouvelles directives ont imposé à l'usine de réduire ses rejets d'oxyde d'azote avant 2010.

Courant 2009, la dernière phase de mise en conformité avec les directives de 2002 a été réalisée. Cela s'est traduit fin novembre 2009 par la construction et la mise en place d'un équipement limitant la création des oxydes d'azote considérés comme des gaz à effet de serre.

Concrètement, ce traitement a permis de diviser par deux les rejets d'oxyde d'azote contenus dans les fumées.

Un coût de 2,4 millions d'euros

Avant 2009, la moyenne des rejets d'oxyde d'azote était de 340 mg/Nm3 de fumées. Aujourd'hui, la moyenne obtenue grâce aux nouveaux équipements est de 170 mg/Nm3 de fumées.

Ce chantier, d'un coût de 2,4 millions d'euros, a duré près de sept mois. Heureusement, il a été réalisé sans interruption du service.

Cette opération de taille a également contribué à faire baisser la quantité de réactif nécessaire pour traiter les oxydes d'azote. Elle s'inscrit donc tout à fait dans la démarche de réduction de consommation d'énergie non renouvelable entamée par l'Europe.

Autre aspect écologique : la vapeur produite par les chaudières récupérant l'énergie de la combustion des déchets permet de produire 35 000 MWh électriques, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 44 000 habitants. Un atout inespéré pour une telle usine.

Nicolas LE PORT
Vosges Matin - 06/02/2010

Commenter cet article