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Publié par ACCID

Tout le contraire du projet de Villers Services à Robécourt. Ici, il est question d'un vrai projet de biométhanisation, géré par les agriculteurs. Ce n'est pas un paravent "écologique" pour cacher un immense centre d'enfouissement de déchets industriels (DIB). Les seuls déchets acceptés sont des biodéchets. Pas de déchets en mélange. Pas de presse extrudeuse. Pas besoin de centre d'enfouissement non plus. Le traitement du biogaz produit de l'électricité et de la chaleur. Et du digestat de qualité puisque les déchets entrants sont uniquement des déchets fermentescibles.

principe biomethanisation 

Le chantier de la future usine de méthanisation a débuté à Ribeauvillé il y a huit jours. Le point avec les trois agriculteurs, porteurs du seul projet de ce type en Alsace.

 

 

ribeauville methanisation

L’an dernier, L’Alsace (notre édition du 3 février 2009) décrivait par le menu le projet de création d’un site de méthanisation, à Ribeauvillé. Aujourd’hui, les trois agriculteurs porteurs du seul projet alsacien — Noël Adam, 32 ans, céréalier à Hirsingue, Philippe Meinrad, 42 ans, céréalier à llhaeusern et René Van der Meijden, 46 ans, producteur de lait à Ribeauvillé — ont le sourire. Les pelleteuses ont fait leur apparition il y aune semaine à l’ouest de la ferme de l’Hirondelle, sur un terrain de 2,5 ha, le long de la piste cyclable reliant Ribeauvillé à Guémar. « Depuis un an, nous avons le feu vert réglementaire », expliquent les trois partenaires, quatre (longues) années après la prise de décision commune. Le dossier aura été extrêmement délicat à ficeler, l’initiative étant une première en France. « Reste encore à finaliser le contrat de rachat de l’énergie avec EDF ». L’économie du projet tel qu’il a été présenté en février dernier n’a pas fondamentalement changé. Après le terrassement et la création de fondations, trois cuves en béton doublement bâchées vont être édifiées. De 4 000 m³ chacune, elles constituent l’estomac de l’usine : elles accueilleront le lisier, le petit lait (produits par la ferme de l’hirondelle) et les déchets organiques que les industries agro-alimentaires de la région voudront bien déposer. Des discussions sont également en cours avec l’Association des viticulteurs d’Alsace, la filière cherchant des alternatives de valorisation des sous-produits viticoles. Sous l’effet de la fermentation, la matière première privée d’oxygène et soumise à une température de 37 C devrait produire 50 à 60 % de méthane. « Le rendement électrique et thermique du co-générateur devrait atteindre 84 % ». La production d’énergie sera « six fois supérieures » au besoin énergétique de l’usine en marche 24 h sur 24. « La puissance instantanée du moteur sera de 1,4 MWh, soit une production annuelle de 11 millions de KWh. En France, nous serons parmi les plus grands sites privés ». La production électrique sera équivalente aux besoins d’une collectivité comme Ribeauvillé. (5 000 habitants). Le partenariat avec le casino Barrière est toujours d’actualité. L’activité de balnéoludisme du complexe hôtelier, en cours de construction, se fournira en chaleur auprès de ses voisins, les besoins étant évalués à 4,5 millions de KWh par an. Deux emplois vont être créés, sans parler des emplois indirects générés par l’activité. Le trio investit 7 millions d’euros. Pour l’heure, la Région y injecte 500 000€ (par le Fonds européen de développement régional) et l’État, 375 000 € via l’appel à projet initié par le ministère de l’Agriculture. Le « retour sur investissement » est attendu d’ici 2022.

Jean Daniel Kientz

Lien sur le site du projet

 

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