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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

Au terme de cinq années d’un âpre combat qui a mobilisé toute l’énergie de l’association, ce qui crevait les yeux de tous ceux qui se sont investis dans le dossier est désormais aujourd’hui clairement mis en évidence, la méga-décharge est le produit d’un grossier mensonge :


- mensonge du pétitionnaire qui a soumis à l’enquête publique une étude géologique erronée, allant jusqu’à falsifier certaines données comme celle de la source de Collemagne afin d’inverser les pentes et d’éclipser les problèmes de circulation des eaux, se livrant à des interprétations fantaisistes, annonçant la présence de 5 à 7 m d’argiles, assurant que tous les calcaires seraient excavés et présentant la Terre au Seigneur comme un site idéal ;


- mensonge de ceux de nos élus qui se sont fortement impliqués, bien avant le dépôt du dossier, pour travestir les réalités géologiques et qui ont utilisé leur mandat pour faire avancer l’abject projet auprès des entreprises et des municipalités ; si l’un d’entre eux tombait le masque en bêtifiant notre association et en montant lui-même à l’assaut de nos banderoles et de nos panneaux, un autre, arguant de sa connaissance de la terre, n’hésitait pas à affirmer mordicus, sans rien y connaître, la présence d’argiles abondantes face à l’avis pourtant très éclairé et strictement négatif de l’éminent géologue agréé du département (c’était le 14 décembre 2004, devant le préfet, lors de la commission du plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés). Demandez leur pourquoi… ;


- mensonge du sous-préfet qui, au nom de l’État, avait en charge d’instruire le dossier et qui nous avait donné sa parole que s’il n’y avait pas d’argiles, il n’y avait aucune crainte à avoir, le projet serait rejeté. Et comme les syndicats mixtes des déchets avaient fait le choix de l’incinération dans une première délibération, il déployait d’étonnants efforts pour faire passer à la trappe cette décision et pour retourner les syndicats mixtes en les pressant d’adopter dans une délibération un peu folle le mode de l’enfouissement. Parallèlement, s’imposant à la dernière minute en faisant modifier l’ordre du jour, il se transformait en VRP de la décharge en allant démarcher le Club des Entrepreneurs de l’Auxois ; de même il organisait des réunions pour galvaniser les maires. Ce sous préfet peu scrupuleux, destitué depuis, est devenu en toute impunité cadre au service des COLLARD et se retrouve chef de projet chez le pétitionnaire VILLERS SERVICES.

Contrairement à ce que ces acteurs n’ont jamais cessé de soutenir pour faire passer en force le projet et installer coûte que coûte la méga-décharge sur un site aux calcaires inexpugnables et dépourvu d’argiles, la réalité est cruelle : il n’y a pas d’argiles, les calcaires sont toujours là…
Cette fois, ce n’est plus l’ASPA qui le dit, c’est l’expert désigné par le tribunal administratif qui l’écrit dans son pré-rapport.

Il est clair aujourd’hui que si ces évidences, pourtant martelées sans relâche par l’association, avaient été reconnues dès le début, on aurait fait l’économie d’un long contentieux puisque sans cette supercherie, le dossier de demande d’autorisation d’exploiter n’avait aucune chance d’aboutir !
C’est donc le public qui a été trompé lors de l’enquête publique, mais aussi le préfet à qui on a soumis une étude d’impact erronée et travestissant les réalités géologiques. C’est très grave…

Sachez encore que, dans ce monde de voyous où tout peut s’arranger, la société exploitante a effectué plusieurs constructions en toute illégalité, sans déposer ni permis de construire ni la moindre déclaration préalable de travaux. Tout aussi illégalement, et sans même qu’une étude d’impact ait été effectuée ou qu’un avis des autorités aériennes ait été sollicité, elle a dressé des pylônes de 28 m de haut en vue de suspendre un filet. Les maires des communes de Millery et de Vic-de-Chassenay, dénonçant ces infractions au Code de l’Urbanisme auprès de la Direction de l’Équipement et déposant plainte à la Gendarmerie devant pareil flagrant délit, ont vu leurs efforts anéantis : l’administration spécialement bienveillante, invoquant le caractère « sensible » du dossier, s’est empressée d’accorder des passe-droits en régularisant la situation tandis que le procureur de la République proposait un classement de l’affaire…

par ASPA le 10/12/2009 @ 10:59
http://sos-auxois.fr/

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