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Publié par ACCID


Faute de solution, la décharge de Ménarmont a été prolongée jusqu'en 2010. Mais après, il faudra trouver une solution. (Photo d'archives)

Le dossier d'installation d'un centre de stockage et de déchets non-dangereux de Villoncourt a été déposé en préfecture par la SITA. Une nouvelle étape dans le grand feuilleton des déchets vosgiens.

Ménarmont, Robécourt, Villoncourt… Pour s'y retrouver, mieux vaut suivre les dossiers de près. Alors que le centre de traitement des déchets ultimes de Ménarmont ne pourra fonctionner (sauf décision contraire) que jusqu'à la fin de l'année 2010, les Vosges se retrouvent dans l'obligation de trouver un nouveau centre de traitement. Plusieurs dossiers ont d'ores et déjà été déposés et dernièrement, c'était à la SITA de déposer le sien, pour Villoncourt, en préfecture. " Il est maintenant en cours d'instruction. C'est un gros dossier qui suscite beaucoup d'interrogations. Compte tenu des enjeux, il devra être étudié avec beaucoup d'attention", expliquait hier le préfet des Vosges Dominique Sorain.

Le département des Vosges se retrouve donc dans l'obligation de trouver un site pour accueillir les 95 000 tonnes de déchets non valorisables produits chaque année par les Vosgiens. "Il faut bien comprendre que ce ne sont pas nos déchets, du moins pas ceux de la SITA, explique Anne-Laure Meyer, en charge de la communication au sein de l'entreprise. Nous, nous apportons une solution. Il y a des questions et des inquiétudes et on le comprend parfaitement. Les inquiétudes sont légitimes et c'est pour cela que nous avons communiqué très en amont, depuis le mois de mars dernier."

Quoi qu'il en soit, les déchets ultimes ne peuvent pas sortir du département. Et sauf à se retrouver devant la porte de chacun et chacune d'entre nous, ou dans les décharges sauvages comme ce fut le cas il n'y a pas si longtemps, il faudra bien trouver une solution. Même si la décharge est toujours mieux chez le voisin…

Le projet de Villoncourt a donc aujourd'hui une existence administrative. Devraient suivre la recevabilité, l'enquête publique, l'arrêté préfectoral… Bref, beaucoup de démarches avant de voir ou non le projet aboutir. "Autant on maîtrise la dépose du dossier, autant maintenant, c'est à l'administration de travailler."

Tarification incitative dans les cinq ans

Le projet de décharge à Villoncourt est donc prévu pour 95 000 tonnes de déchets par an. "Un maximum, selon Anne-Laure Meyer. Avec les impacts du Grenelle, ce volume de déchets va décroître. L'un des objectifs du Grenelle est d'ailleurs de passer à la tarification incitative. Chaque foyer produit du déchet ultime et les communes ont cinq ans pour passer à la tarification incitative. Et avec ce genre de procédé, on voit une très nette diminution des déchets ultimes et une augmentation du tri sélectif."

En plus du centre de traitement des déchets ultimes, la SITA pourrait valoriser le gaz rejeté par les déchets en s'en servant comme producteur de chaleur pour un besoin de séchage de bois. Et développer en parallèle une déchetterie agricole. "Après, tout est de la responsabilité du département des Vosges qui va choisir le site, tout en étant conscient des enjeux. On parle du feuilleton des déchets vosgiens, ce n'est pas pour rien. Ménarmont a été prolongé en 2004 jusqu'en 2009 puis jusqu'en 2010. Quelque part, ça fait depuis 2004 que c'est un sujet… Mais vous savez, il y a un vrai mouvement général vers plus de tri et plus de valorisation. Tout cela, c'est du déchet ultime en moins. Le déchet, ce n'est pas un coup le centre de stockage, un coup le centre de tri et un coup la collecte. C'est un tout, un maillage."

A.A.
Vosges Matin - 04/12/2009

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