MANIFESTATIONS

Le Président de la République a présenté hier sa thérapie pour l'hôpital. Accueil chaleureux des Néocastriens pour qui l'avenir de leur établissement est conforté.

L'espace François Mitterrand ou « Trait d'Union ». On ne saurait trouver dénomination plus juste en ce jour de visite de Nicolas Sarkozy à Neufchâteau. Sur l'éloge de la concertation, de la réforme nécessaire à la survie de l'hôpital public, et de l'attention prêtée aux médecins immigrés ou aux Français les plus défavorisés, le Président de la République retrouve des accents que l'on n'avait plus entendus, semble-t-il, depuis quelque temps. À l'heure où les sondages ne se montrent pas des plus charitables à l'endroit du premier personnage de l'État, ce dernier a reçu un accueil enthousiaste à Neufchâteau. Le personnel soignant a même fait une haie d'honneur au visiteur, avant sa sortie de l'hôpital ! À peine débarqué de l'aéroport de Juvaincourt, il est arrivé à 11 h 10 à Neufchâteau, précédé et entouré d'un impressionnant dispositif policier. À midi, sous un soleil qui ne dissipait pas le froid, il a pris un bain de foule revigorant devant le pôle culturel. Jamais lassé de serrer des mains, il a résisté à la bousculade des photographes. Une cohue qui a failli déséquilibrer Roselyne Bachelot en tailleur tout blanc !

Pas content

Au hasard des chambres de l'hôpital, Nicolas Sarkozy n'a pas laissé échapper l'opportunité de quelques émouvantes prises de vue. Le voici prenant un gamin dans ses bras, ou interrogeant un garçon qui vient d'avoir un petit frère, Gabin, âgé d'un jour : « Alors, tu es content d'avoir un petit frère ? » « Non ! »


Non loin des badauds rangés derrière les barrières de sécurité, patientent les militants de l'association Accid, hostile au projet de décharge de Robécourt. Eux aussi sont bien paisibles. Leur but avoué est de se faire remarquer. Avec le déploiement des gros bras des forces de l'ordre, la promesse faite par Simon Leclerc, le maire de Neufchâteau, de remettre leur supplique au Président de la République a désamorcé toute velléité de coup de force. De coup de force, il n'y en aura pas non plus de la part des opposants à la réforme de l'hôpital.

 


Chacun ses idées

Lydie Guillemin dénonce la fragilisation de l'hôpital, sa difficulté de recruter à Épinal, l'absence d'anesthésiste à Saint-Dié, l'éloignement des centres de gériatrie, générateurs de surcoût pour les patients. À ses côtés, Andrée Bois, ancienne administratrice, au titre de l'UDAF, de l'hôpital de Neufchâteau, tient un discours opposé. Elle se félicite de la complémentarité instaurée entre les hôpitaux de Vittel et Neufchâteau : « les problèmes budgétaires se résorbent. Ces deux établissements sont très importants pour l'emploi. Pour moi, la venue du Président de la République est une chance, une reconnaissance de cette entente entre Vittel et Neufchâteau. »

Est-Républicain - 18/04/2008

alors merci à FR3 Lorraine pour nous avoir donné la parole dans son édition de 12h et celle de 19h. Voici quelques photos extraites de ces deux reportages. Je rappelle cependant que nous sommes totalement apolitiques et non des opposants à M. Nicolas SARKOZY.  Notre présence n'avait pout but que de rappeler aux élus locaux l'urgence de notre lutte, l'importance de leur soutien, et que le projet de décharge contre lequel nous luttons avance toujours inexorablement. Un grand merci aussi à la quarantaine d'adhérents et de sympatisants qui se sont mobilisés en très peu de temps et qui ont fait le déplacement, tout en sachant parfaitement à l'avance que nous ne pourrions pas approcher M. SARKOZY. Juste pour le coté symbolique et pour marquer le coup. Et - clin d'oeil - merci à Alain pour ses prestations télévisuelles de haut niveau ....



et à 19 heures :

 
 

Ils n'ont jamais manqué d'interpeller Christian Poncelet à chacun de ses déplacements dans le secteur. Pas question de laisser passer une visite de Nicolas Sarkozy sans réagir ! Un président de la République, après tout, a en théorie plus de pouvoir qu'un président du conseil général, même quand ce dernier est également président du Sénat.

Les militants de l'Action citoyenne contre l'implantation d'une décharge (Accid) à Robécourt ont ainsi annoncé hier qu'une délégation « munie de banderoles et de cloches tentera de s'approcher au plus près de l'Espace Mitterrand », où Nicolas Sarkozy doit prononcer son discours sur la réforme hospitalière, aujourd'hui, vers midi. Les manifestants ont rendez-vous à 11h devant le supermarché Match.

Au cas où les forces de l'ordre viendraient à les empêcher d'accéder aux abords du pôle culturel - sait-on jamais ! - ils ont également confié deux courriers (un de la commune et un autre de l'association) à leur maire, Régine Thomas, qui a reçu son carton d'invitation comme tous les élus de l'arrondissement.

Et si cette dernière n'était pas en mesure de remettre ces lettres au président en mains propres - le pire a été imaginé ! - elle a déjà demandé au maire de Neufchâteau de servir d'intermédiaire.

Les militants d'Accid veulent croire que Nicolas Sarkozy désapprouvera « l'implantation d'un centre de tri de 6.000 m2 et d'un site d'enfouissement de 55 ha qui irait à l'encontre des engagements pris à l'issue du Grenelle ».

Peu importent les résultats, tous les combats méritent d'être menés...

 

B.B.

 

Est-Républicain - 17/04/08

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