VILLERS SERVICES

Lancée dans l'enquête publique de Montblanc (34) depuis le 26 octobre, l'entreprise Villers Services continue son travail de communication. Elle a accordé un très long entretien à Radio Pays d'Hérault. Nous y retrouvons notre très cher M. Philippe COLLARD, président de la société Trinersys près de la Fennecière, et le désormais bien connu (surtout à Vic de Chassenay en Cote d'Or), M. Bruno SOURD, que nous ne présenterons plus.

Pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, se reporter à  nos deux articles suivants :

La vie dans l'entreprise "familiale" Villers Services - VS renforce ses équipes ...
40 ans, ça suffit !! 

Lors de cet entretien, beaucoup de sujets sont abordés. Nous avons retranscrit uniquement les plus importants, et, ceux qui ont des points communs avec le projet de La Fennecière.

En résumé, il ressort :

- le projet de l'Ecopôle de La Vallasse a commencé à la même période que le notre, c'est à dire à la mi 2004;
- plus important, M. Bruno SOURD indique sur quels critères le site de Montblanc a été retenu. Alors là, nous ne pouvons qu'être sidérés.

1 - le site n'est pas protégé par un quelconque status en relation avec l'environnement; Appliqué à notre cas de Robécourt, c'est stupéfiant. Comment ont-ils pu choisir le site de La Fennecière, classé Natura 2000, placé à 100 m à peine d'un ZNIEFF 1, d'un site qui a signé une convention de gestion avec CSL ? Comment ont-ils pu prévoir de déverser les eaux "usées" dans un "réservoir biologique" protégé par le SDAGE en cours d'élaboration, ou directement dans le Mouzon ? Comment ont-ils pu choisir un site qui fera peut-être parti du futur parc naturel interrégional  ?
2 - il y aurait 80 m d'argiles très dense sous le site; Toujours appliqué à notre cas, c'est aberrant. Le site a été choisi dès 2004. Le premier coup de pioche pour les études géologiques a été donné au début 2007 !! En 2004, personne - même pas le BRGM - ne connaissait la teneur exacte du sous-sol présent sous le site de La Fennecière.
3 - la desserte routière est "convenable"; A Robécourt, sans création d'une déviation, elle est impossible.

Mais alors, quels sont les critères qui ont permis à l'entreprise Villers Services de retenir le site de La Fennecière en 2004 ?  Nous ne pouvons que légitimement nous interroger.

- les investissements sont d'environ 60 millions d'euros;
- à Montblanc aussi, il y a un problème d'accès au site; Mais M. Bruno SOURD hésite sur les conséquences ("condition importante" ?) de ce problème en cas de refus des aménagements proposés;
- le projet est là aussi complètement privé. L'origine de ces fonds reste toutefois bien obscure. Fonds souverains ? Fonds en provenance du Bahreïn ou du Qatar comme cela a été dit à Robécourt ? Pour la rentabilité du site, M. COLLARD reste très flou;
- à la question "le marché des déchets est-il un marché juteux ?", même réponse un peu embarrassée;
- durée des travaux : environ 2 ans;
- garanties financières, plusieurs millions d'euros;

Pour se rapprocher du fameux texte du philosophe  Descartes et  de la célèbre phrase « je pense donc je suis » (petite touche culturelle, texte publié en 1637), pour l'entreprise Villers Services, cela devient "je paye, donc je peux enfouir !!"

Suit la retranscription - partielle - de cet entretien :

Cette semaine dans le magazine sur Radio Pays d'Hérault, il est question de l’Ecopôle La Vallasse vu par les porteurs du projet. Autrement dit, nous parlerons de la création d’un méga-centre de traitement des déchets pour les Héraultais.

En moyenne en France, nous produisons 1 kg OM par jour / habitant (ADEME),  exportés pour une bonne partie dans l’Hérault vers d’autres département faute de lieux pour les traiter (Ouest héraultais qui est concerné par cette carence). Il existe bien des centres de traitement (…). Mais ce n’est as assez pour un territoire de 400 000 habitants.

Des industriels privés sont venus présenter la semaine dernière à la presse, l’Ecopôle La Vallasse, sur 30 ha, coût du projet : environ 60 millions d’euros payés entièrement par des privés.

Entretien avec les porteurs du projet
 :

 

Philippe COLLARD : président de « Valorsys près des oliviers » sur le site de la commune de Montblanc, sur lequel nous avons un projet de centre de valorisation et traitement des déchets ménagers et assimilés pour traiter les déchets Ouest Hérault.

Bruno SOURD : je travaille pour le compte de Valorsys et de Villers Services en tant que chef de projet « Hérault »

J
 : Ph COLLARD commence par nous dire pourquoi depuis 2004 il prépare ce projet.

Ph C. : Création d’une société locale.  Besoin de l’ouest Hérault. Actuellement, plus 180 000 t de déchets s’en vont en dehors du département. Trouver une solution locale répondant au PEDMA.

J
 : Sur quels critères à présent, vous avez voulu vous installer ici sur la commune de Montblanc?

BS : Ce site a été choisi en fonction de plusieurs critères :

D’abord, ce site n’est protégé à l’heure actuelle par aucun dispositif particulier : qu’il s’agisse de ZNIEFF, NATURA 2000, de protection de captage d’eau, ou de parc naturel régional.

Le 2ième critère de choix : hydrogéologie, 80 m d’argiles très dense qui protège de toutes pollutions possibles

3ième critère : une desserte, je vais dire, convenable

Voilà les 3 critères essentiels qui ont présidé au choix du site

(…)

J
 : Vos détracteurs parlent de pollution possible. Qu’est ce que vous leur répondez quant à l’implantation d’un centre d’enfouissement?

Ph C. : enfouissement de matière non organique, nous aurons au préalable extrudé l’ensemble des problèmes liés aux déchets, produit non fermentescible, aucun risque de pollution sur l’environnement (…)

BS : ce qui est stocké est conditionné (matière pas fermentescible) en balles, pour assurer la réversibilité de cette matière, empêcher tout envol de plastiques et de papiers et empêcher tout oiseaux de venir (pas de fermentescible = rien à manger)


(…)

J
 : un mot sur l’accès du site. Les camions passeraient par une route départementale. Que comptez-vous faire pour calibrer l’accès du site ?

BS : le site est desservi à l’heure actuelle par la D26 entre Béziers et Bessans. Il nous paraitrait intéressant qu’il y est un aménagement entre le site et Bessans, c’est à dire l’entrée de Bessans, pour déboucher sur la 2x2 voies qui à l’heure actuelle relie le péage de l’autoroute A34 à Vias et Agde. (…) C’est la solution que nous préconiserions. Nous avons fait des propositions en ce sens au conseil général de l’Hérault. Dont nous attendons les réponses. Le conseil général pour l’instant ne s’est pas encore prononcé. Il est clair que ce site ne pourra fonctionner très correctement que dans la mesure où il y a un aménagement d’accès. Et pour cela, nous sommes dépendants – il est vrai -  du conseil général, qui est maître de ses routes.

J
 : Cet échangeur à hauteur de Bessans est-ce une condition sine-qua-non pour que le site ouvre ?

BS : c’est une condition … importante. Alors, je tiens à ajouter que quelque soit le type d’aménagement qui serait fait, ceci incomberait à l’entreprise. C’est à dire que le conseil général n’aura pas un  centime … publique à mettre dans cette opération d’aménagement de route. Il est vrai que l’amélioration de l’accès du site est une condition importante du fonctionnement. Nous en sommes parfaitement conscients.

J
 : Vous parlez d’environ  70 camions / jour et donc 140 rotations ?

BS : (…)

J
 : en termes de fonctionnement, …

BS : (…)

J
 : alors sur le montage justement économique, ce qui est intéressant, c’est de dire que c’est un projet 100 % indépendant et privé. Vous ne faites en aucun cas appel à des subventions de collectivités territoriales.

Ph C. : aujourd’hui, le projet a été monté par une entreprise privée sur des capitaux privés sans subventions. Et le montage jusqu’à l’ouverture est prévu sans aides ni subventions de qui que ce soit. (…)  Nous ne sollicitons aucunement le conseil général, les syndicats, les privés. (…)

J
 : vous estimez à combien le nombre de tonnes entrainantes ?

Ph C. : aujourd’hui, il est prévu 191 000 t entrants de déchets. Le point mort est autour de 60 % des tonnes entrantes.

J
 : en termes de rentabilité, combien vous mettez combien sur la table et combien vous espérez que cela vous rapporte ?

Ph C. : aujourd’hui dans les prévisions, nous allons investir autour de 55 à 60 millions d’euros d’investissement. La …rentabilité pour l’instant n’est pas encore établie étant donné que l’on n’a pas les contrats actualisés avec les entreprises. Nous attendons d’avoir les autorisations. En attendant les derniers critères que l’on pourrait nous demander comme équipements complémentaires que nous aurions … que nous n’avons pas encore prévu. Et le coût sera dépendant de l’autorisation que l’on pourra nous donné et des équipements total mis en place. Donc, vous donnez une rentabilité préalable avant d’avoir une autorisation est quand même très difficile.

J
 : Est ce qu’on peut dire aujourd’hui en  France, la gestion des déchets est un marché « juteux » ?

Ph C. : aujourd’hui, le traitement des déchets est un – vous dites – un métier « juteux ». C’est un métier qui demande beaucoup d’implication et beaucoup de capital risque. Actuellement, cela fait 5 ans que nous sommes sur le projet, 5 ans que nous avons misé des études et développements. Si nous réussissons, nous pensons que nous aurons une économie normale. Mais nous aurons mis 60 millions d’euros d’investissement, nous allons employer 60 personnes. Et donc nous allons faire vivre une économie normale. Dire que c’est « juteux »,  c’est une économie normale par rapport au capital investi et aux engagements mis en place.

J
 : 60 emplois. Quelle est la nature des emplois créés ?

BS : (…)

J
 : Quel est votre calendrier en terme de réalisation ?

Ph C. : pour l’instant, c’est un calendrier administratif. Nous sommes en pleine enquête publique. Nous allons rentrer en pleine enquête publique fin du mois. Cela va durer 1 mois. Ensuite, cela va être dans les méandres, les méandres, pas les méandres, dans les délais administratifs au sein de l’administration, du préfet. Si, ce que nous espérons, le projet va dans des choses positives, aucune décision ne sera prise avant la fin de l’année. Donc les travaux ne pourraient commencés qu’au premier trimestre 2010 si nous avons les autorisations.

J
 : Pour être opérationnel quand ?

Ph C. : aujourd’hui avec les investissements que nous mettons en place, il y a entre 18 et 24 mois de travaux.

J
 : dernière question, la durée d’exploitation est de 25 ans. Que prévoyez-vous après cette durée d’exploitation ?

Ph C. : (…)

BS : (…)

J
 : Quel est le montant de la caution ?

BS : c’est de l’ordre de plusieurs millions d’euros.

J
 : L’Ecopôle La Vallasse a une capacité annuelle de 191 000 t de déchets / an. Chaque tonne entrante serait facturée en moyenne 110 euros : 191 000 x 110 = 21 millions. On peut donc estimer à 21 millions d’euros leur chiffre d’affaires annuel sachant qu’ils ont investi 60 millions d’euros et qu’ils auraient une durée d’exploitation de 25 ans. (…) En dernier ressort, c’est le préfet de l’Hérault qui donnera son avis.


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En plus de la création d'un site Web, un bel article dans la Tribune, rubrique "Green business".

Edition de La Tribune > Mardi 20 Octobre 2009 > Green business 

Un nouveau procédé de tri des déchets arrive dans l'Hexagone

 

La commune de Montblanc, dans l'Hérault, va utiliser pour la première fois en France LE TRI PAR extrusion, séparant les déchets qui fermentent des autres.

Prenez une boîte de petits pois en conserve. Soumettez-la à une pression de 280 tonnes. Vous obtiendrez d'un côté de la purée de petits pois et de la boîte métallique de l'autre. Sept machines en Italie et en Allemagne utilisent déjà ce procédé dit de « tri par extrusion ». Elles permettent de séparer les déchets en une fraction fermentescible (40 % des volumes) et une fraction non fermentescible (60 %).

C'est autour de cette innovation que s'est bâti le projet de création d'un centre de traitement et de valorisation de déchets ménagers et industriels non dangereux à Montblanc, près de Béziers (Hérault). « Ce sera une première en France », affirme Philippe Collard, président de la société Valorsys et gérant de Biométhanisation Près des Oliviers, les deux sociétés qui opéreront sur le site de 35 hectares situé dans une zone de culture. Ce projet de 60 millions d'euros d'investissement est porté par la société CVE et ses deux actionnaires. Villers Services (basée à Villers-Cotterêts, dans l'Aisne) est à l'origine de 80 sites de traitement de déchets en France, et la Financière Centuria gère des fonds souverains dédiés au développement durable.

AUCUNE AIDE PUBLIQUE

« Nous ne faisons appel à aucune aide publique. Tous les fonds sont privés. Notre modèle économique repose uniquement sur le prix des déchets entrants, qui nous seront payés près de 115 euros la tonne », affirme Philippe Collard. En effet, les collectivités locales, qui ont depuis 1976 l'obligation de traiter leurs déchets et depuis 1992 celle de valoriser leurs emballages ménagers, devront aussi d'ici à 2017, conformément à une directive européenne, valoriser leur matière organique.

Ce projet baptisé Écopôle de la Vallasse est conçu pour recevoir 191.000 tonnes de déchets par an en provenance de l'Ouest héraultais. Son originalité est de rassembler sur un même site six techniques différentes : le tri par extrusion ; la méthanisation en phase liquide pour valoriser la pulpe ; le compostage du digestat produit par la méthanisation ; la valorisation électrique et thermique du biogaz ; la mise en balle et l'enfouissement des déchets non valorisables dans une ISDND (installation de stockage de déchets non dangereux) ; la table de tri manuel pour la valorisation matière des déchets non fermentescibles. « Nous inversons les logiques habituelles : le centre d'enfouissement est nécessaire mais n'est pas l'élément central du projet. Le stockage de 133.000 tonnes par an dans l'ISDND n'a rien à voir avec celui qui se pratique dans une décharge à ciel ouvert », affirme Philippe Collard. À l'issue des enquêtes publiques qui commencent le 26 octobre et devraient durer jusqu'à début 2010 au moins, la construction devrait prendre dix-huit mois.

par Anne-Isabelle Six, à Montpellier


Ecopole de la Vallasse : Le projet présenté .



Le 13 octobre dernier au domaine de Coussergues, les initiateurs du projet «  Ecopole de la Vallasse » : « Valorsys prés des Oliviers » et « Méthanisation prés des oliviers  » présentaient à la presse locale leur projet d’investissement privé portant sur 60 millions d’euros.

Philippe COLLARD Président de Valorsys prés des Oliviers , société créée en Janvier 2007 ( au capital de 50 000 € ) était assisté de Bruno SOURD porte parole de la société, de Jean-Michel VRAUX chef de projet et Stéphane CHEVALIER Assistante au chef de projet.  Le projet est situé sur la route départementale reliant Bessan à Béziers sur la commune de Monblanc. 



L’Écopôle de la Vallasse est présentée comme un site de traitement susceptible d’absorber 200 000 tonnes de déchets ménagers et industriels non dangereux pour les 400 000 habitants de l’Ouest Hérault en revalorisant 58 000 tonnes de déchets. Deux types de déchets entrants seraient traités par deux sociétés distincte.


Valorsys s’occuperaient des non fermentescibles, Biométhanisation.- géreraient les fermentescibles ( en majorité de matière organique biodégradable ) .

Par le tonnage envisagé et la noria de camions qui devraient alimenter le site
tant en apport qu’en sorties des éléments «  valorisés » le projet inquiètent cependant les opposants au projet .

Les promoteurs du projet insistent sur la production électrique qu’ils seraient à même  de produire au travers de la revalorisation de la biomasse : 13.5 Gw/an (équivalent à la consommation de 12 000 habitants).

Si on vient à déduire la consommation estimée du site lui même
( 8 Gw/an ) il ne resterait que 5 Gw/an réinjecté dans le réseau de distribution ( soit moins de 4000 logements ( hors chauffage ) en consommation.

L’argument est certes porteur en terme éthique,
 il est symbolique au regard de la zone de population concernée ( 400 000 habitants ) et fait peu de cas de la consommation énergivore due à l’acheminement des déchets. Un réaménagement des accès serait imposé afin de permettre cette implantation car on imagine mal 70 camions par jour en moyenne voir emprunter la D28 sans aménagement préalable alors que la traversée de Bessan est interdite aux camions de + de 5,5tonnes.

Un stockage sans nuisance des déchets non revalorisés est promis
avec pour seconde phase, dite sèche, la mise en balles stockée de manière réversible des déchets.

Cette réversibilité permettrait un usage ultérieur en fonction des avancées technologiques.

Des investissements locaux de 60 millions d’euros et 45 emplois à la clé
c’est ce que promettent les initiateurs non sans préciser que «  personne ne les a appelé, qu’ils sont 100 % indépendants et ne réclament aucune subvention…»

Le coût à la tonne du traitement oscillerait entre 110 et 115 € la tonne.

A la question de savoir si ce projet est compatible avec l’installation d’un projet de torche à plasma, on hausse bien sur les épaules
, mais peu de réponses sont apportées.

On imagine mal les initiateurs s’engager dans un tel projet si les élus gestionnaires choisissent un autre procédé et un autre industriel pour traiter les ordures ménagères de notre territoire. Les initiateurs s’en défendent et indiquent qu’avec 30 à 40 % du tonnage prévisionnel ils seraient opérationnels et viables.

Pour être complet et laisser aux lecteurs se faire leur propre appréciation nous vous indiquons ci après l’adresse du site internet réalisé par les promoteurs du projet de l’éco pôle de la Vallasse :


http://www.ecopoledelavallasse.fr


Vous y trouverez les arguments «  valorisants «  du projet en attendant l’éventuelle valorisation de nos déchets.

Hérault Tribune (20-10-09)

Aux registres, Citoyens!

Durant prés de deux ans, le projet «Ecopôle de la Vallasse» qui est le regain (en une version différente) du sempiternel sujet de la décharge de Montblanc avance. Dés le 26 octobre et durant un mois, le public est appelé à consigner ses observations sur les registres prévus à cet effet.

Au demeurant très formaliste, ce temps d'enquête publique est le moment privilégié d'action et d'expression citoyenne.

Au même moment, il y a plusieurs enquêtes publiques sur le même sujet :

· sur la demande formulée par la SARL «biométhanisation prés les Oliviers», il est demandé une autorisation «d'exploiter la fraction fermentescible des déchets non dangereux».

· sur la demande formulée par la SAS «Valorys prés les Oliviers», il est demandé une autorisation «d'exploiter un centre de tri et de stockage des déchets non dangereux».

Ces deux enquêtes publiques relatives au même projet débutent respectivement le lundi 26 octobre et s'achèvent le vendredi 27 novembre 2009.

Les registres sont consultables tant en mairie de Bessan qu'en mairie de Montblanc.

Les commissaires enquêteurs assurent des permanences aux dates et lieux suivants :


- en mairie de Bessan :

- lundi 26 octobre de 14h à 17h

- mardi 17 novembre de 14h à 17h

- vendredi 27 novembre de 9h à 12h


en mairie de Montblanc :

  lundi 26 octobre de 9h à 12h

  mercredi 4 novembre de 9h à 12h

  jeudi 12 novembre de 14 à 17h

  vendredi 27 novembre de 14h à 17h

Cela étant, les registres d'enquêtes publiques sont en accès libre tous les jours ouvrables dans chacune des deux mairies.
Nous attirons l'attention sur une troisième enquête publique elle aussi relative au projet de décharge qui a lieu aux mêmes dates. Il s'agit de l'enquête sur la révision simplifiée du PLU (Plan local d'urbanisme) de Montblanc. Cette troisième enquête publique est indispensable à la réalisation du projet de décharge. Cette révision en est le corollaire. Toutefois, concernant seulement Montblanc, c'est uniquement dans cette commune que cette troisième enquête est réalisée.

Au cours du printemps, une réunion de concertation -obligatoire selon la procédure- s'est tenue à Montblanc en la présence du Sous-Préfet
. Cette réunion de concertation concernait la seule révision du PLU de Montblanc et c'est seulement sur ce point que cette réunion a un caractère obligatoire.

Concernant les enquêtes publiques sur les installations classées, la ou les réunions(s) ne sont que facultatives. Leur tenue est laissée à la libre appréciation des trois commissaires enquêteurs.

Puisque le temps des enquêtes publiques est un moment privilégié d'expression et d'information citoyennes, nous sollicitons M. Patrick Geneste, président des commissions d'enquêtes sur les installations classées, de bien vouloir procéder à une réunion contradictoire d'information et d'échanges sur le projet. La concertation sert la démocratie.

Cette demande est justifiée : le public est bien plus réceptif aux questions qui le concernent que ce que l'on peut croire.
Sur un sujet si important, la concertation doit être large pour être sincère.

Pourquoi donc limiter ladite concertation aux seules obligations de la Loi?

Ce qui est facultatif ne saurait être prohibé.

Roland Fontaine
  - Olivier Goudou

Co-président de Bessan-Environnement Co-président du CIAD

Président de Cassiopée   Collectif Inter-communal anti-décharges
20/10/2009


Mobilisation générale contre l'écopôle de la Vallasse

Par arrêté préfectoral en date du 6 octobre 2009, le préfet de l'Hérault a décidé d'organiser une enquête publique pour la création d'un centre de tri et de stockage de déchets et pour une unité de méthanisation des déchets sur la commune de Montblanc, aux portes de Bessan. Ce projet est intitulé « Ecopôle de la Vallasse ». La municipalité de Bessan, la communauté d'agglomération, les syndicats mixtes de la région et de nombreuses autres autorités administratives se sont prononcés contre ce projet, en vain jusqu'à présent.

Pour la municipalité, il est désormais primordial que la population profite de cette enquête publique pour se déterminer. Comment ? En se déplaçant en mairie de Bessan pendant l'enquête du lundi 26 octobre au vendredi 27 novembre 2009 aux heures d'ouverture des bureaux, et en inscrivant leur opposition sur les deux registres d'enquête publique. Il est important qu'un maximum de personnes s'y déplace pour marquer leur opposition sur les registres et tenter de faire reculer ce projet. Un commissaire enquêteur sera également présent à Bessan pour rencontrer les personnes intéressées. L'avis d'enquête publique est affiché en mairie. Le dossier du projet sera également disponible, en libre accès, auprès du service de l'urbanisme.

Les arguments mis en avant contre le projet par la municipalité et les associations de défense de l'environnement sont connus : projet entièrement privé situé sur une nappe d'eau potable (nappe astienne), risques sur l'activité touristique et la viticulture, aucune étude d'impact réalisée par un service public, dangers prévisibles liés aux transports de véhicules poids lourds en périphérie du village... Pour la mairie, le risque zéro n'existe pas et le principe de précaution doit s'appliquer.
Dans les prochains jours, la mobilisation générale va se mettre en place à l'initiative de la ville et avec toutes celles et tous ceux qui voudront s'y joindre : pose d'une banderole sur la route départementale traversant le village, distribution de tracts dans les boites aux lettres pour mobiliser la population... La municipalité regrette, encore une fois, qu'il soit nécessaire de se battre pour faire reculer un projet situé dans une commune voisine alors que depuis quelques années, elle a fait fermer les décharges situées sur le territoire bessanais ! A suivre...

Ville de Bessan (service communication)
15/A0/2009

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