Vie Locale

"Gourmandines" fermières


L'édition 2009 des "Gourmandines" a réuni cette année en Perle des Vosges vingt-quatre agriculteurs bio dont la production a été soumise à un jury de papilles expertes.

Vingt-quatre producteurs fermiers ont décidé de participer à l'édition 2009 des Gourmandines, l'élection du produit fermier bio lorrain. Cette année, le couvert était mis par les élèves du lycée hôtelier gérômois tandis que dans les cuisines, autour des pianos, les "cuistots" s'affairaient afin de présenter sur assiette les produits parfois transformés.

A l'initiative du Groupement des agro-biologistes des Vosges, ce rendez-vous se voulait avant tout convivial. "C'est avant tout une dégustation de produits bio fermiers lorrains des quatre départements. Ces produits sont bruts ou transformés - pour la viande par exemple - pour ainsi les mettre à l'honneur", explique Eric Boon, vice-président du GAB et l'une des chevilles ouvrières de cette manifestation. "La qualité bio est un plus, c'est un produit qui fait plaisir, c'est aussi une continuité. Il est intéressant pour la santé et pour l'agriculteur. C'est un projet d'avenir, sur la qualité, la santé et l'environnement", ajoute Nelly Stoquert, agricultrice et organisatrice des Gourmandines. "L'avenir va devenir plaisant et goûteux", annonce ainsi Alain Gérard, président du GAB.

40 produits

Epaulé par le CGA (antenne régionale des GAB), les membres du jury ont ainsi dégusté des jus de fruits, du pain, du fromage, mais aussi une terrine de dindons aux rosés des prés, du lait, de l'épeautre, ou encore trois variétés de choux (graffiti, violet et romanesco). Cette dernière dégustation ayant fait dire à Olivier Lapôtre :
"Le graffiti est le plus chou des trois !"

Pour apprécier pas moins de 40 produits différents, des jurys de consommateurs parmi lesquels des médias, des producteurs ou encore des élus ont planché sous la houlette de deux restaurateurs prestigieux en la personne de Philippe Laruelle et Olivier Lapôtre.

Avant la remise de médailles en chocolat (bio il va sans dire), distinction originale remise aux produits élus, ces derniers ont commenté la manifestation. "J'ai été surpris par la qualité des produits, avec des parfums que je retrouvais chez mon grand-père", a souligné Olivier Lapôtre, Philippe Laruelle ayant pour sa part "découvert de nouveaux produits dont certains originaux, des produits au top et d'excellentes qualités, comme le chique que j'ai trouvé fabuleux".

Côté producteurs, la satisfaction était également de mise. "Il s'agit davantage de faire connaître leurs produits mais aussi de tester leurs nouveautés", explique Nelly Stoquert. Nouveautés comme la confiture de myrtille et rhubarbe à l'huile essentielle à l'Ylang-Ylang qui a ravi les papilles.

Palmarès


Michèle Grüner, conseillère régionale, a remis leurs récompenses aux lauréats :


Apéritif
: le Champ'pomme de Philippe Prot (55), - Cousances Les Fortes, pétillant sans alcool

Jus de fruit : sirop de sapins des Vosges (88) Ferme du Bien Etre - Gérardmer

Lait : Lait cru : de Christine Boon, Ferme de Bonnefontaine (88) - Le Tholy

Viande : Filet de dinde de Patrice Stoquert (88) - Biffontaine

Légumes : Salade de lentilles à l'huile de Colza, (88) Thierry Lecler - Vrécourt

Fromage : Chique, Christine Boon, Ferme de Bonnefontaine (88) - Le Tholy

Dessert : Confiture myrtille et rhubarbe à l'huile essentielle à l'Ylang-Ylang (88) Karine Huguenot - Lusse.

Pain : Tourte de seigle (88) Sarah Felten - Valeroy Le Sec.

La rentrée du conseil municipal a été studieuse. Avant-hier soir, les élus ne se sont pas contentés d'expédier les affaires courantes ; ils ont abordé un dossier d'importance : le projet Diabéticom.


Cette presqu'île devrait à terme accueillir une partie de l'énorme projet Diabéticom.

La soirée de mercredi a sonné le glas des vacances d'été et, du même coup, la rentrée. Dossiers sous le bras, les élus ont repris place autour de la table, imitant leurs cadets qui ont repris le chemin des classes quelques jours plus tôt. À ceci près qu'ils étaient peut-être moins impressionnés par cette échéance. Quoique. José Lopes, lui, pouvait avoir un peu le trac dans la mesure où il était, avant-hier, invité à siéger pour la première fois en qualité de conseiller municipal (en lieu et place de Thierry Jany, démissionnaire).

Arnauld Salvini a donc ouvert la séance de conseil municipal en officialisant la venue de ce nouveau petit camarade de majorité en lui souhaitant la bienvenue. Ce premier point d'ordre protocolaire observé, l'ensemble des édiles a pu passer aux choses sérieuses. Très sérieuses même puisqu'il était question d'aborder le dossier Diabéticom…

Que l'on soit clair, si le sujet est arrivé sur le tapis vert, c'est pour que les élus puissent donner leur aval pour la signature de deux futures conventions : l'une relative au déboisement d'une parcelle sur le secteur de la Folie destinée à héberger une partie du projet ; l'autre traitant d'un diagnostic archéologique préventif à faire sur ce même site. Une énième délibération soumise au vote concernait l'autorisation de défrichement que doit obtenir la municipalité afin de faire totalement place nette pour les premiers coups de pelle.

Des points de détail ? Le premier magistrat préfère utiliser le vocable de " formalités administratives" ou de " préalables nécessaires." " Cela marque le début de l'opération sur le site", ponctuait-il. Une opération au sujet de laquelle Jean-Marc Deluze a demandé des explications.

L'opposant a commencé par s'étonner du non respect des délais annoncés par son adversaire lors de la campagne électorale concernant le financement des cures dans le centre de prévention thérapeutique. " C'est un sujet qui doit être envisagé dans le cadre du schéma régional d'organisation sanitaire qui est actuellement à l'étude, justifie Arnauld Salvini. Le dossier est entre les mains de Loïc Geffroy, conseiller spécial des établissements de santé, qui travaille au ministère de la Santé. Une réponse doit être fournie à l'horizon du premier trimestre 2010."

300 maisons environ

" Et si la réponse est négative ?", rétorquait-on dans l'opposition. "Il restera la dimension touristique et immobilière du projet", répondait le maire. Une dimension n'avait pas l'heur de trop séduire Jean-Marc Deluze et Pascal Delon. Ne cherchant pas à cacher leur sentiment, ils s'empressaient de titiller le maire sur le volet immobilier du dossier. Et de s'inquiéter : "
Combien y aura-t-il de pavillons sur le site des lacs ?"

Le leader de l'équipe municipale détaillait : une centaine de maisons en bois est prévue pour les patients du centre de soins et les familles, une centaine de maisons est envisagée dans le cadre du complexe touristique et une autre centaine est en projet pour accueillir des " retraités actifs désireux d'apprendre à bien vivre avec leur diabète, en profitant du centre de prévention, de restaurants diététiques et d'un coaching sportif."

L'ampleur du projet ainsi décrite ne pouvait que susciter une autre question : que restera-t-il du site des lacs ? " Cela sera suffisamment éloigné du site des lacs pour préserver sa beauté", défendait Arnauld Salvini. Qui a cru bon de préciser les endroits qui seront aménagés, notamment la presqu'île du lac inférieur qui sera bientôt déboisée par les services de l'ONF comme l'ont voté les élus mercredi soir, à l'exception de quatre abstentions et une voix contre dans l'opposition.

Sophie MAUPETIT

smaupetit@vosgesmatin.fr
Vosges Matin - 25/09/2009


Un premier pas

Les élus ont entériné mercredi soir le principe d'une convention à signer avec l'ONF afin qu'elle se charge de déboiser les 5 000 m2 de la parcelle sise sur la presqu'île de la Folie (lac inférieur) qui devrait accueillir une partie du projet Diabéticom. La Ville prendra à sa charge le coût de la prestation (travaux et vente du bois) qui se chiffre à 1 620 € HT.

Tout en préservant une bande végétale sur le pourtour de la parcelle, l'ONF devra rendre le terrain praticable aux archéologues de l'INRA (institut national de recherches archéologiques préventives) qui vont être missionnés pour faire un diagnostic sur le site. La loi oblige en effet désormais à procéder ainsi du moment où une opération doit être faite sur une superficie de plus de 50 m2. La municipalité contrexévilloise va donc signer la convention adéquate avec l'INRAP pour que des fouilles soient entreprises sur le périmètre qui peut receler des vestiges. C'est un préalable à la création future d'un centre de soins et de séjour pour diabétiques. Une redevance de 0,50 € le m2 (ce qui fait en tout 2 500 €) sera payée par la commune qui refacturera la somme à l'investisseur.

Puis le terrain hors la bordure arborée devrait, cette fois, faire l'objet d'un défrichement (désouchage donc) puisque la Ville va en faire la demande auprès de la direction départementale de l'Équipement et de l'Agriculture.

L'homme d'affaires Amnon Leshem a signé un compromis de vente pour le rachat de l'hôtel des Thermes de Vittel qui s'inscrit dans un plan d'investissement pharaonique.


Jacques Weimann (ici avec le maire de Vittel), le bras droit d'Amnon Leshem, affirme que 60 à 80 emplois vont être créés si le projet de rénovation de l'hôtel des Thermes se concrétise.

À quelques encablures du domaine de Gérémoy appartenant à la famille Bouloumié qui a donné ses lettres de noblesse à la ville de Vittel, se dresse l'hôtel des Thermes. Ce vieil immeuble de quatre étages symbolise à lui seul la splendeur passée de la station thermale et son déclin.

Depuis 30 ans, il est à l'abandon. Le bitume de la cour se lézarde, les volets sont rouillés et des grapheurs ont souillé les fenêtres du hall d'entrée…

Amnon Leshem, un homme d'affaires israélien a signé un compromis de vente avec la municipalité afin de racheter cet hôtel pour la somme de 500 000 €. Si l'ensemble de son plan d'investissement sur Vittel et Contrexéville se réalise, il deviendra une figure incontournable de l'économie de l'Ouest vosgien.

Amnon Leshem veut injecter 10 millions d'euros pour rénover l'hôtel des Thermes pour en faire un palace.

Présent, hier, à Vittel, Jacques Weimann, le bras droit de l'homme d'affaires israélien a détaillé le projet. " Nous avons fait appel à "ArchiDes" un cabinet d'architectes très côté spécialisé dans la rénovation d'hôtels anciens pour concevoir le nouvel hôtel des Thermes."

Si le projet se concrétise, le bâtiment offrira une centaine de chambres luxueuses et très modernes à une clientèle fortunée. Le restaurant de l'hôtel pourra accueillir plus de 130 convives qui auront tout loisir de faire trempette dans une piscine ovoïde entourée de baies vitrées…

Cet investissement ne serait que la partie immergée de l'iceberg. Amnon Leshem souhaite aussi installer sur la commune de Contrexéville, un grand centre de balnéothérapie couplé avec un centre de prévention du diabète (voir encadré) ainsi qu'un lotissement de 300 pavillons dans le quartier du "Chêne de la vierge" situé en face du stade de Contrex.

Le montant total de l'investissement s'élèverait selon le bras droit de Leshem au minimum à 30 millions d'euros. Cette somme engloberait une campagne publicitaire internationale qui se chiffrait à plusieurs millions d'euros.

On ne sait pas grand-chose sur Amnon Leshem, le portrait qu'en dresse Jacques Weimann est assez succinct : " Monsieur Leshem a beaucoup vécu aux États-Unis. Je l'ai rencontré il y a une quinzaine d'années. Travaillant dans le domaine de pharmaceutique, je lui ai ouvert les portes de cette branche d'activités où il a fait de très bonnes affaires en vendant des médicaments à prix moindre dans les pays du Tiers-monde."

Selon Jacques Weimann, cet investissement dans les Vosges serait le dernier grand projet que voudrait mener à bien le citoyen israélien. Outre les perspectives alléchantes de rentabilité de ce "business plan", on pense notamment à la construction du lotissement de 300 pavillons, Amnon Leshmem aurait des visées philanthropiques. " Monsieur Leshem est un grand diabétique. Il aurait aimé bénéficier des soins modernes basés sur la prévention de cette maladie. C'est pourquoi il est très motivé par cette partie du projet", confie Jacques Weimann.

Sa santé pourrait compromettre la concrétisation de cet investissement pharaonique. Comme tous les diabétiques insulinodépendants, il n'est pas à l'abri de graves complications. Jacques Weimann s'en fait l'écho : " Étant donné son état de santé précaire, il est important que les choses avancent plus rapidement."

De plus, de sa réelle capacité financière, on ne sait pratiquement rien…

Amnon Leshmen possède une usine qui fabrique des pains "bio" à Mont-Saint-Martin (54) ainsi qu'une société vendant des produits alimentaires diététiques pour les personnes en surpoids et/ou diabétiques. Pour le reste, Jacques Weimann botte en touche. Il ne donne aucun chiffrage sur la fortune personnelle de son "associé".

Autre pierre d'achoppement qui pourrait bloquer le projet : les procédures administratives. Elles désespèrent le "couple d'investisseurs". " Si nous avions eu conscience de la lenteur et de la complexité des démarches administratives en France, nous ne nous serions jamais lancés dans ce projet. Récemment, nous avons pris connaissance que des fouilles archéologiques préventives allaient se dérouler avant la construction du centre de balnéothérapie. Cela pourrait retarder de 6 mois les travaux où même dans le pire des cas nous forcer à abandonner une bonne partie du projet."

Sébastien GIRARDEL
Vosges Matin - 02/09/2009


Tout dépend de la Sécu


Si Amnon Leshem réussit à réunir la somme nécessaire (au moins 30 millions d'euros), le centre de balnéothérapie, à proximité des lacs de la Folie de Contrexéville, devrait voir le jour. C'est beaucoup moins sûr en ce qui concerne le centre de prévention du diabète cher à cet homme d'affaires lui-même atteint par cette maladie.

" Le dossier est entre les mains du ministère de la Santé. De ce que nous savons, il y est étudié avec attention. Mais la politique de santé française est en pleine refondation, plutôt tournée vers la réduction des coûts", s'inquiète Jacques Weimann, le bras droit de Leshem. La décision appartient aussi à Jean-Yves Grall, le directeur de l' ARH Lorraine (Agence régionale de l'hospitalisation) qui ne souhaite pas que le CHU de Nancy verse de l'argent dans la création de ce centre médical. Sans financement de la Sécu, Amnon Leshem ne construira pas ce centre de prévention du diabète. Arnauld Salvini le maire de Contrexéville a promis, dans les semaines qui viennent, d'informer le grand public sur l'avancée de l'ensemble du projet.

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