ACCID est une association loi 1901 qui a pour but de s'opposer à l'implantation d'un Centre de Stockage de Déchets Ultimes ou à tout autre type de décharge ou de stockages contrôlés
6 Avril 2009

Depuis 2005, Cademovi a commencé des démarches anti-décharge, suite à certaines rumeurs, qui depuis sont devenues des réalités, puisque sur ledit site, des forages sont effectués depuis début mars.
C'est donc à l'aide d'un diaporama très explicite et clairement commenté par différents membres de
l'association, que le public a pu prendre conscience des enjeux du projet : procédure d'implantation et fonctionnement d'un CSDU, les risques potentiels pour la population et
l'environnement.
Domèvre et treize autres communes sont spécialement concernées par le problème de pollution de l'eau, car toutes dépendent du syndicat intercommunal des Eaux de la Région de Nomexy (8 000
habitants concernés).
Or, l'étude d'une carte hydrographique indique que deux affluents du Durbion proviennent du secteur du site
d'implantation du CSDU.
De plus, l'eau présente à certains endroits à la surface du site disparaît vers des réseaux souterrains.
Nuisances
Les membres de Cademovi ont également insisté sur les nuisances encourues par la population : trafic de camions (minimum 50 par jour), pertes immobilières, dévalorisation de la production
agricole ; et l'aspect sanitaire : prolifération d'oiseaux, nuisances olfactives…
En ce qui concerne le tri des déchets dans les Vosges, 369 kg par habitant et par an sont produits ; il est possible de faire moins, encore faut-il en avoir les
moyens.
La question a été posée à M. Lefaux, maire de Domèvre, mais également vice-président de la communauté de communes de la Moyenne Moselle : " Pourquoi dans notre secteur, le tri ne se fait
plus en porte-à-porte, nous reculons, alors qu'en triant correctement, le plastique et les boîtes de conserves par exemple peuvent être recyclés dans la fabrication de pulls, de cadres de
vélos, dans la carrosserie automobile ?"
Et toujours la même réponse revient, le tri coûte cher, le recyclage aussi.
Alors que faire ? Une chose est sûre : Cademovi et ses adhérents, de plus en plus nombreux, souhaitent une mobilisation encore plus forte, la région de Rambervillers étant déjà bien desservie
en sites pour déchets, qu'il ne serait pas souhaitable d'en ajouter encore.
La campagne serait-elle devenue la poubelle des villes ? Affaire à suivre.
L'association est à la disposition des personnes sensibles au problème et peut être contactée soit au siège social à la mairie de Bayecourt, soit en s'adressant à son président, Damien Perrin,
à Villoncourt.
06/04/2009