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ACCID - Association loi 1901   Plus de 150 adhérents ... pour 2013

Publié par ACCID

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                                  Action Citoyenne
                                               Contre l'Implantation d'une Décharge
 
 
Association loi 1901 - Siège Social : Mairie de ROBECOURT - 9 rue Porot - 88320 ROBECOURT
 
 
NOTE D'INFORMATION
 
Position ACCID / Projet de CSDU à Robécourt
 
 


 
 
L'association "ACCID", est née il y a maintenant 2 ans, de la volonté d'une centaine de citoyens, à la fois inquiets et indignés en apprenant l'existence d'un projet de CSDU de Classe 2[1] à Robécourt, susceptible de nuire au développement déjà difficile de notre secteur. Depuis, nombreux sont ceux qui ont rejoint notre association, ou adhéré à d’autres associations, qui confrontées au même problème, partagent nos valeurs et nos craintes.
 
Depuis 2 ans et demi, l’association ACCID a multiplié les réunions d’informations pour expliquer, sensibiliser les personnes, au problème des déchets dans les Vosges. Elle a aussi étudié ce qui se faisait en France, et à l'Etranger. Elle s'est intéressée aux initiatives locales qui marchent (en Alsace et en Vendée notamment), pour essayer de convaincre les élus vosgiens qu’un « Autrement » était possible : prévention, incitation au tri sélectif, recyclage, compostage, réduction des déchets à la source, …. pour en finir avec l’enfouissement, et l’incinération.
 
Toutes ces démarches, mises en œuvre désormais à de nombreux endroits en France, ont des conséquences telles que la réduction rapide et importante du volume des déchets produits et la diminution des factures payées par les communes et les particuliers pour le traitement des ordures ménagères entre autres. Ce qui renforcent ACCID dans sa volonté de poursuivre et d'amplifier son action
 
 
 
 
A l’heure où :
 
·        le Grenelle de l'environnement vient de préciser les mesures qui permettront d'atteindre des objectifs ambitieux de prévention de la production, de recyclage et de valorisation des déchets organiques ;
·        le réchauffement climatique inquiète la planète entière ;
·        le développement durable est devenu un idéal incontournable ;
·        le ministère de l’environnement lance campagne sur campagne pour promouvoir la réduction des déchets et le recyclage ;
 
le département des Vosges continue de rechercher obstinément un "trou" pour y enfouir ses déchets, solution la plus coûteuse pour le citoyen mais aussi la plus dangereuse pour l’environnement à court et à long terme.
 
 
Les citoyens ont conscience que la liberté laissée aux sociétés privées pour monter des dossiers de CSDU, a pour objectif essentiel leur profit. Le département des Vosges est devenu un vaste territoire de chasse aux hectares cachés en forêt.
 
Depuis le projet de Dompaire en 1999, sept années ont été perdues, pendant lesquelles des solutions alternatives auraient pu être mises en place progressivement.
Dès lors, comment faire comprendre aux citoyens que le temps presse et qu’il faut absolument un nouveau centre d'enfouissement pour 2009 selon les déclarations officielles des autorités administratives et des responsables politiques du département ?
 
Il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs et lancer au plus vite une nouvelle politique d'actions incitatives à la diminution du tonnage de déchets produits !
 
 
  
Deux ans après la rencontre à la Sous-préfecture de Neufchâteau avec la société Villers Services, représentée par MM COLLARD et LEPINE, ACCID pensait que l’évidente absurdité du projet de CSDU à Robécourt, avait finalement découragé ses initiateurs.
 
Nous découvrons aujourd'hui que ce n'est pas le cas !
 
M. le Préfet des Vosges a reçu, fin janvier 2007, la société Villers Services qui lui a remis un pré-dossier concernant la création du CSDU au lieu-dit « La Fennecière » sur le territoire de la commune de Robécourt. Ce pré-dossier est présenté par TRIENERSYS, société crée pour l'occasion, et dont l'actionnaire principal est la Société Villers-Services
 
M. Le Préfet, dans l’Est Républicain du 25 février, envisageait déjà les enquêtes publique et administrative avant même que les analyses géologiques aient pu être menées à leur terme, les engins de forage étant encore sur place.
Aujourd'hui c'est chose faite puisqu'un courrier préfectoral en date du 11 octobre 2007 informait la Mairie de Robécourt que le dossier de Villers Services venait d'être remis aux services de la DRIRE pour l'instruction.
 
Notre connaissance de la société Villers Services, de ses procédés d'intimidation et de son appétit de terrains et de fermes agricoles, engage ACCID dans un double combat :
·        Celui de la protection de l'environnement et de la sauvegarde du développement de notre région
·        Et celui de la lutte contre des méthodes d'appropriation par la force des personnes et des terres  
 
 
Il appartient désormais à "ACCID", tout en participant au débat sur le traitement des déchets vosgiens, de marquer fermement son opposition à ce projet comme à tout autre sur le département.
 En ce qui concerne Robécourt, la réalisation du CSDU projeté, modifiera à terme la vie des habitants les plus proches, remettra en cause les divers projets agricoles, touristiques et immobiliers des communes alentour et de fait, donnera une orientation peu attrayante au développement de toute notre région largement axée vers l’activité thermale et l’agriculture.
 
Dans cette lutte, ACCID appelle à une large mobilisation citoyenne avec l’espoir d’être rejoint par le maximum de responsables politiques attachés à l'avenir de leur région.
 
 
 
 
 
Le rapport du BRGM/RP 51354-FR de Novembre 2001 définit le territoire de Robécourt comme une zone inadaptée pour la réception d'un CSDU de classe 2. Le type de déchet imposé par ce classement justifie à lui seul le refus d'un tel dossier.
Le rapport géologique que nous avons fait établir par M. KOSSURA, pédologue, confirme cet état de fait. La structure du sous-sol ne présente aucune garantie d’imperméabilité. Le même rapport du BRGM page 20, précise que la barrière de sécurité active (géomembrane) n’a qu’une durée de vie limitée dans le temps et une efficacité très relative pour empêcher la migration de contaminants éventuels.
 
 
 
La Forêt du Creuchot est la réserve hydrologique de toute la région. Nombreux sont les villages qui y puisent leur eau potable directement (Sauville), ou par l’intermédiaire du syndicat des Eaux du Creuchot - Damblain (Damblain, Robécourt, Blevaincourt, Rozières, Villotte, …) L’existence de nombreuses sources, la proximité des captages de Crainvilliers, de la station thermale de Martigny, les périmètres de protection des sources de Vittel et Contrexéville sont autant de sites potentiellement menacés. Les rivières Mouzon et Anger, affluents de la Meuse, y prennent aussi leur source.
Toute infiltration ou débordement de lixiviat serait dramatique et irréversible pour un périmètre géographique de très large extension.
 
 
 
Le "Plan Départemental d'Elimination des Déchets" prévoit, conformément à la loi de 1992, une rationalisation des coûts de transport. La situation géographique de Robécourt, à l'extrême Ouest des Vosges ne répond pas à cette exigence, l’essentiel des déchets vosgiens étant produits au nord-est. Le rapport du BRGM de 2001 est très clair à ce sujet. Enfouir les déchets vosgiens à Robécourt s’avère donc une hérésie économique (coût du transport des déchets) et un danger écologique exacerbé par la pollution émise par les camions.
 
 
 
La surface du terrain acquise par la société (130 ha), est disproportionnée par rapport au besoin (30 à 40 ha) pour un seul CSDU, avec une durée d'exploitation estimée de 15 à 30 ans. Faut-il en déduire une intention d'extensions à venir ?
 
 
 
Notre région est essentiellement tournée vers l’agriculture, notamment biologique (Ferme de la Fennecière comprise), le tourisme vert (gîte, ferme équestre, ..), la préservation des espèces (ZPS Natura 2000) et le thermalisme. Ces richesses régulièrement mises en avant par le Conseil Général, qui encourage leur développement, sont menacées voire compromises.
 
Nous ne comprenons pas qu'un tel site puisse se réaliser à côté de Damblain, appelé à recevoir l'entreprise Deret-Prologis et ses 1 500 employés pour lesquels le sous-préfet nous incitait en 2005, à prévoir des infrastructures pour leur accueil dans nos villages.
 
N’est ce pas contradictoire ?
 
 
 
Les derniers épisodes orageux ont encore démontré que la pluviométrie de notre région peut être très intense voire forte, entraînant des inondations comme à Vrécourt, ou des coulées de boue comme à Lamarche (Octobre 2006). Aucun bassin de stockage ou réseau de drainage d'un CSDU situé sur un relief (déclivité de 30m) ne pourra capter les lixiviats générés par de telles pluies. Les débordements iront directement dans le Mouzon et gagneront la nappe phréatique. Un tel risque est inacceptable.
 
 
 
Le trafic routier généré par les 50 / 70 camions quotidiens va entraîner une nuisance importante en terme de pollution et de bruit. Nuisance insupportable pour la commune de Robécourt qui devra déjà subir le trafic de la base de Damblain, et qui, en l’occurrence, va se retrouver encerclée par la route du CSDU, celle de la base logistique et l’autoroute A31 ;
 
 
 
 
Les conseils municipaux de Robécourt et de la plupart des villages concernés se sont prononcés contre ce projet.
Quelle est la valeur accordée à ces prises de position ?
 
 
 
 
 
 
L'Ouest vosgien donne déjà beaucoup pour le traitement des déchets ou le stockage des produits dangereux : déchets nucléaires à Bure (40 km), déchets d’amiante à Bulgnéville (10 km) et bientôt produits SEVESO à Damblain (5 km). Si on ajoute tous les déchets vosgiens à Robécourt, cela ne fait-il pas beaucoup pour la même région ?
 
Nous ne voyons pas pourquoi et comment le projet de CSDU à Robécourt, qui d'une part, dort depuis 2 ans dans les cartons, et d'autre part, a été fustigé publiquement à maintes reprises par les pouvoirs publics comme par les élus pour son caractère inopportun, deviendrait comme par magie, un "projet idéal".
 
 
En y regardant de plus près, l’obstination du département des Vosges à trouver un "trou" et à ne pas prendre des décisions courageuses et innovantes, le conduit droit dans une impasse écologique et économique. Alors que M. le Préfet vient de renouveler son refus pour le projet de Rugney (bien que l’entreprise Edinord/Sita ait modifié son projet initial pour échapper aux motivations du premier arrêté), nous nous demandons bien comment il pourrait justifier l’autorisation de réaliser des CSDU à Pierraumont ou à Robécourt ?
 
 


[1]les ordures ménagères (OM),
 les déchets verts (végétaux fermentescibles),
 les matières organiques et corps gras d'origine végétale et animale,
 les déchets inertes dont les "monstres ménagers", les terres et gravats,
 les sables usés de fonderie,
 les mâchefers d'incinération de résidus urbains,
 les boues de stations d'épuration urbaines, ainsi que les boues déshydratées provenant du traitement in situ des lixiviats,
 les produits de dégrillage et de curage d'égouts urbains,
 les déchets industriels banals (DIB) tels que bois, plastique, pneumatiques, papiers-cartons, tissus, verre, métaux…
 les déchets contenant de l'amiante lié.